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l'amendement n° 142 de M. Vallaud et les amendements identiques suivants à l'article 14 et annexe du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 (première lecture).

AN 4 novembre 2024 — Adopté · Scrutin public ordinaire

Président du groupe "Socialistes et apparentés"

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Cet amendement des députés du groupe Socialistes et apparentés vise à abroger la réforme des retraites du Gouvernement, et notamment le report de l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans et l'accélération du calendrier de hausse de la durée de cotisation.

Plus d’un an après son entrée en vigueur, la réforme des retraites n’est toujours pas acceptée par les Françaises et les Français.

En usant de tous les artifices d’une Ve République à bout de souffle, le Gouvernement a en effet mené une réforme des retraites profondément injuste, dont le coeur du dispositif est de repousser à 64 ans l'âge légal de départ à la retraite et d’accélérer le calendrier de la hausse de la durée de cotisation pour prétendre à une retraite à taux plein.

Injuste, cette réforme l’est car elle fait supporter la charge du report de l’âge légal de départ à 64 ans quasi-exclusivement sur les travailleuses et les travailleurs de la première et de la seconde ligne. Les mêmes que l’on a toutes et tous applaudis à 20 heures pendant l’épidémie de Covid-19.

Ce seront essentiellement celles-là et ceux-là qui devront travailler plus longtemps pour atteindre les 64 ans, tandis que la majorité des cadres et les professions intellectuelles, souvent diplômés plus tardivement, auraient de toute façon eu à travailler au-delà de 64 ans pour réaliser leurs 43 annuités nécessaires au versement d’une pension de retraite à taux plein.

Cette réforme va donc impacter essentiellement celles et ceux aux métiers pénibles, à la vie dure, qui n’ont que leur force de travail pour vivre.

Elle est d’autant plus injuste que ces travailleuses et travailleurs ont une espérance de vie à la retraite plus courte.

Pour les hommes, on observe en effet près de treize années d'écart d'espérance de vie entre les 10 % les plus pauvres et les 10 % les plus riches ; pour les femmes, ce sont près de huit années d'écart. 

Les plus riches bénéficient également plus longtemps de la retraite : seuls 49 % des hommes du premier décile dépassent les 75 ans, contre 84 % des plus riches.

Autrement dit, cette réforme n’est que la énième démonstration de la logique à l'œuvre depuis 2017 : Emmanuel Macron est le Président des riches.

Injuste, cette réforme l’est également en ce qu’elle va essentiellement faire porter le poids de l’effort sur les femmes, qui vont perdre une majeure partie du bénéfice de leurs congés maternité.

Sachant que les écarts de salaire entre femmes et hommes sont de 28 % en moyenne, que par conséquent, les pensions des femmes sont en moyenne inférieures de 40 % à celle des hommes et que 40 % des femmes partent à la retraite avec une carrière incomplète, les inégalités avérées à la retraite entre les femmes et les hommes seront mécaniquement amplifiées par un allongement de la durée de travail.

Avec les deux réformes de l‘assurance chômage menées depuis 2019, et la réforme du RSA menée en 2022, cette réforme des retraites s’inscrit plus largement dans une logique de destruction de notre protection sociale, dernier filet de sécurité de ceux qui n’en ont plus, unique patrimoine de ceux qui n’en ont pas.

Cette réforme va en outre avoir des conséquences sociales graves.

À ce titre, le report de deux ans de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans, qui date de la réforme « Woerth » réalisée en 2010, est éclairant. 

Selon l’INSEE, cette réforme a accru la probabilité d'être précaire à 60 ans de 13 points ainsi que la part des personnes âgées de plus de 50 ans, parmi les privés d'emploi, de 15 points.

Reculer l'âge légal de départ à la retraite aura ainsi un coût humain et social extrêmement important : elle générerait 160 000 allocataires supplémentaires des pensions d’invalidité, 30 000 pour le RSA, 30 000 pour l’allocation spécifique de solidarité et 40 000 pour l’allocation adulte handicapé, sans compter les nouveaux demandeurs d’emploi indemnisés.

Face à l’injustice d’une telle réforme, le Gouvernement arguait pendant les débats au Parlement que « des mesures d’accompagnement » allaient amortir le choc, comme l’index senior, censé améliorer l’emploi des séniors, la comptabilisation des périodes effectuées en tant que contractuel dans les métiers pénibles de la fonction publique (services dit « actifs » et « super-actifs »), la création de visites médicales au cours de la carrière pour les salariés exerçant des métiers pénibles, le rendez-vous de conseil et d’aide à la carrière, pour les personnes connaissant une carrière hachée, avec peu de trimestres validés.

Las ! Le Conseil constitutionnel les a censurées comme inconstitutionnelles, rendant cette réforme plus injuste encore. 

Pire, le Gouvernement savait que ces mesures allaient être censurées comme l’a révélé le député socialiste Jérôme Guedj, signataire du présent amendement.

Le Conseil d’État avait en effet averti dès janvier 2023 le Gouvernement que ces dispositions n’avaient pas leur place dans une loi de financement rectificative de la sécurité sociale.

En réalité, l’objectif de cette réforme était donc purement et simplement comptable : économiser 18 milliards d’euros par an sur les dépenses de retraites, afin de ne pas revenir sur les cadeaux fiscaux offerts aux plus riches et aux grandes entreprises. 

Pour ce faire, le Gouvernement a choisi d’accroître brutalement et rapidement les ressources de notre système de retraites en diminuant le temps passé à la retraite, et donc les prestations versées.

Ce faisant, il n’a pas eu à briser son propre tabou : explorer d’autres pistes de financement, pourtant bien réelles, comme l’abrogation des exonérations de cotisations sociales les plus inefficaces (l’ensemble de ces exonérations représentant 73 milliards d’euros en 2023), la mise en oeuvre - enfin - de l’égalité salariale femmes-hommes, qui augmenterait naturellement les cotisations sociales perçues, le développement de l’emploi des travailleurs dits séniors (sans même toucher à l’âge de départ, une augmentation du taux d’emploi des 55-64 ans de 10 points équilibrerait le système des retraites d’ici 2032, en tenant compte des 30 milliards d’euros de surcoûts compensés par l’Etat employeur), l’introduction de sur-cotisations sur les hauts salaires, l’assujettissement des revenus du capital comme les dividendes, la participation, l’épargne salariale, les rachats d’action aux cotisations sociales (environ 12 milliards d’euros), la création d’une taxe sur les superprofits élargie à celle actuelle (environ 10 à 15 milliards de recettes estimées), d’une taxe sur les super-dividendes, ou encore l’abrogation de la réforme de 2017 portant sur l’impôt sur la fortune (environ 3 à 4 milliards d’euros), etc.

Proposées par les parlementaires socialistes lors des débats parlementaires, ces pistes de financement alternatives et justes furent balayées par le Gouvernement et sa majorité, enfermés dans la logique comptable de leur réforme.

Injuste, dangereuse socialement, comptable, cette réforme est frappée d’un terrible vice démocratique.

Le Gouvernement a en effet utilisé tous les artifices de la Constitution de la Ve République, pour faire passer sa réforme, refusée par le peuple et ses représentants.

Tout d’abord, en lui donnant la forme d’un projet de loi de financement rectificatif de la Sécurité sociale, il a pu limiter le temps des débats à 20 jours à l’Assemblée nationale et à 15 jours au Sénat grâce à l’article 47-1 de la Constitution. 

C’est si peu au regard du nombre de trimestres voire d’années que les Françaises et Français vont devoir travailler en plus !

Puis au Sénat il a utilisé l’article 44-3 de la Constitution pour accélérer le vote sur une version du texte dans laquelle il n’a retenu que les amendements qu’il soutenait.

Enfin, le 16 mars 2023, la Première ministre Elisabeth Borne a utilisé à l’Assemblée nationale l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, lui permettant de faire adopter le texte sans vote, car de son propre aveu « le compte n’y était pas».

Sociale jusqu’à alors, et emmenée par un front syndical uni qu’il faut saluer ici, la crise s’est alors muée en crise démocratique.

Car à aucun moment, les Françaises et les Français ne sont exprimés pour cette réforme : en ré-élisant Emmanuel Macron à l’élection présidentielle en 2022, ils ont avant tout souhaité repousser l’extrême-droite.

Les représentants des Françaises et des Français à l’Assemblée nationale ne se sont pas non plus exprimés, empêchés en cela par les délais d’examen trop restreints, et surtout l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution.

A l’inverse, en se mobilisant massivement dans la rue de janvier à juin 2023, les Françaises et les Français ont choisi d’exprimer pacifiquement leur refus de cette réforme, tant sur le fond que sur la méthode employée.

Pour toutes ces raisons, les députées et députés socialistes et apparentés sont intimement convaincus qu’il est impératif d'abroger l'injuste et brutale réforme des retraites d'avril 2023 ; ce grâce au présent amendement.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Nadège Abomangoli LFI-NFP Pour
Laurent Alexandre LFI-NFP Pour
Franck Allisio RN Pour
Gabriel Amard LFI-NFP Pour
Maxime Amblard RN Pour
David Amiel EPR Contre
Ségolène Amiot LFI-NFP Pour
Farida Amrani LFI-NFP Pour
Christine Arrighi EcoS Pour
Erwan Balanant Dem Contre
Philippe Ballard RN Pour
Géraldine Bannier Dem Contre
Christian Baptiste SOC Pour
Christophe Barthès RN Pour
Romain Baubry RN Pour
Laurent Baumel SOC Pour
Thibault Bazin DR Contre
Béatrice Bellay SOC Pour
Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP Pour
Karim Ben Cheikh EcoS Pour
Thierry Benoit HOR Contre
Christophe Bentz RN Pour
Anne Bergantz Dem Contre
Aurore Bergé EPR Contre
Théo Bernhardt RN Pour
Christophe Bex LFI-NFP Pour
Bruno Bilde RN Pour
Carlos Martens Bilongo LFI-NFP Pour
Christophe Blanchet Dem Contre
Frédéric Boccaletti RN Pour
Manuel Bompard LFI-NFP Pour
Arnaud Bonnet EcoS Pour
Nicolas Bonnet EcoS Pour
Pascale Bordes RN Pour
Élisabeth Borne EPR Contre
Anthony Boulogne RN Pour
Mickaël Bouloux SOC Pour
Idir Boumertit LFI-NFP Pour
Manon Bouquin RN Pour
Jean-Luc Bourgeaux DR Contre
Bertrand Bouyx HOR Contre
Louis Boyard LFI-NFP Pour
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Xavier Breton DR Contre
Anthony Brosse EPR Contre
Danielle Brulebois EPR Contre
Philippe Brun SOC Pour
Stéphane Buchou EPR Contre
Pierre-Yves Cadalen LFI-NFP Pour
Elie Califer SOC Pour
Céline Calvez EPR Contre
Colette Capdevielle SOC Pour
Eléonore Caroit EPR Contre
Aymeric Caron LFI-NFP Pour
Sylvain Carrière LFI-NFP Pour
Jean-Victor Castor GDR Pour
Gabrielle Cathala LFI-NFP Pour
Vincent Caure EPR Contre
Pierre Cazeneuve EPR Contre
Bérenger Cernon LFI-NFP Pour
André Chassaigne GDR Pour
Hadrien Clouet LFI-NFP Pour
Nathalie Colin-Oesterlé HOR Contre
Caroline Colombier RN Pour
Josiane Corneloup DR Contre
Jean-François Coulomme LFI-NFP Pour
Nathalie Da Conceicao Carvalho RN Pour
Hendrik Davi EcoS Pour
Sandra Delannoy Pour
Arthur Delaporte SOC Pour
Stéphane Delautrette SOC Pour
Sébastien Delogu LFI-NFP Pour
Julie Delpech EPR Contre
Jocelyn Dessigny RN Pour
Fabien Di Filippo DR Contre
Edwige Diaz RN Pour
Dieynaba Diop SOC Pour
Aly Diouara LFI-NFP Pour
Benjamin Dirx EPR Contre
Fanny Dombre Coste SOC Pour
Nicolas Dragon RN Pour
Nicole Dubré-Chirat EPR Contre
Virginie Duby-Muller DR Contre
Alexandre Dufosset RN Pour
Alma Dufour LFI-NFP Pour
Stella Dupont NI Abstention
Gaëtan Dussausaye RN Pour
Iñaki Echaniz SOC Pour
Christine Engrand RN Pour
Karen Erodi LFI-NFP Pour
Romain Eskenazi SOC Pour
Auguste Evrard RN Pour
Frédéric Falcon RN Pour
Olivier Fayssat Contre
Emmanuel Fernandes LFI-NFP Pour
Guillaume Florquin RN Pour
Emmanuel Fouquart RN Pour
Charles Fournier EcoS Pour
Thierry Frappé RN Pour
Perceval Gaillard LFI-NFP Pour
Stéphanie Galzy RN Pour
François Gernigon HOR Contre
Yoann Gillet RN Pour
Océane Godard SOC Pour
Pascale Got SOC Pour
Jean-Carles Grelier Dem Contre
Jérôme Guedj SOC Pour
Clémence Guetté LFI-NFP Pour
Michel Guiniot RN Pour
David Guiraud LFI-NFP Pour
Jordan Guitton RN Pour
Frantz Gumbs Dem Contre
Steevy Gustave EcoS Pour
Félicie Gérard HOR Contre
Stéphane Hablot SOC Pour
Ayda Hadizadeh SOC Pour
Zahia Hamdane LFI-NFP Pour
Marine Hamelet RN Pour
Pierre Henriet HOR Contre
Mathilde Hignet LFI-NFP Pour
François Hollande SOC Pour
Timothée Houssin RN Pour
Sébastien Humbert RN Pour
Sébastien Huyghe EPR Contre
Cyrille Isaac-Sibille Dem Contre
Pascal Jenft RN Pour
Tiffany Joncour RN Pour
Sylvie Josserand RN Pour
Chantal Jourdan SOC Pour
Marietta Karamanli SOC Pour
Andy Kerbrat LFI-NFP Pour
Daniel Labaronne EPR Contre
Julie Laernoes EcoS Pour
Abdelkader Lahmar LFI-NFP Pour
Maxime Laisney LFI-NFP Pour
Thomas Lam HOR Contre
Robert Le Bourgeois RN Pour
Aurélien Le Coq LFI-NFP Pour
Arnaud Le Gall LFI-NFP Pour
Annaïg Le Meur EPR Contre
Christine Le Nabour EPR Contre
Karine Lebon GDR Pour
Élise Leboucher LFI-NFP Pour
Pascal Lecamp Dem Contre
Julie Lechanteux RN Pour
Nadine Lechon RN Pour
Mathieu Lefèvre EPR Contre
Jérôme Legavre LFI-NFP Pour
Sarah Legrain LFI-NFP Pour
Claire Lejeune LFI-NFP Pour
Murielle Lepvraud LFI-NFP Pour
Julien Limongi RN Pour
Delphine Lingemann Dem Contre
René Lioret RN Pour
Brigitte Liso EPR Contre
Eric Liégeon DR Contre
Christine Loir RN Pour
Aurélien Lopez-Liguori RN Pour
Marie-France Lorho RN Pour
Philippe Lottiaux RN Pour
Véronique Louwagie DR Contre
Benjamin Lucas-Lundy EcoS Pour
Antoine Léaument LFI-NFP Pour
David Magnier RN Pour
Frédéric Maillot GDR Pour
Emmanuel Mandon Dem Contre
Laurent Marcangeli HOR Contre
Matthieu Marchio RN Pour
Patrice Martin RN Pour
Élisa Martin LFI-NFP Pour
Éric Martineau Dem Contre
Denis Masséglia EPR Contre
Jean-Paul Mattei Dem Contre
Damien Maudet LFI-NFP Pour
Emmanuel Maurel GDR Pour
Marianne Maximi LFI-NFP Pour
Nicolas Meizonnet RN Pour
Marie Mesmeur LFI-NFP Pour
Nicolas Metzdorf EPR Contre
Manon Meunier LFI-NFP Pour
Pierre Meurin RN Pour
Maxime Michelet Abstention
Éric Michoux Contre
Paul Midy EPR Contre
Christophe Mongardien Contre
Yannick Monnet GDR Pour
Joëlle Mélin RN Pour
Yaël Ménaché RN Pour
Thomas Ménagé RN Pour
Philippe Naillet SOC Pour
Yannick Neuder DR Contre
Sandrine Nosbé LFI-NFP Pour
Jacques Oberti SOC Pour
Danièle Obono LFI-NFP Pour
Julie Ozenne EcoS Pour
Nathalie Oziol LFI-NFP Pour
Laurent Panifous LIOT Pour
Sophie Panonacle EPR Contre
Mathilde Panot LFI-NFP Pour
Jérémie Patrier-Leitus HOR Contre
Thierry Perez RN Pour
Christelle Petex DR Contre
Maud Petit Dem Contre
Sébastien Peytavie EcoS Pour
Kévin Pfeffer RN Pour
René Pilato LFI-NFP Pour
Thomas Portes LFI-NFP Pour
Pierre Pribetich SOC Pour
Loïc Prud'homme LFI-NFP Pour
Angélique Ranc RN Pour
Jean-Hugues Ratenon LFI-NFP Pour
Jean-Claude Raux EcoS Pour
Sandra Regol EcoS Pour
Matthias Renault RN Pour
Sophie Ricourt Vaginay Contre
Véronique Riotton EPR Contre
Stéphanie Rist EPR Contre
Joseph Rivière RN Pour
Béatrice Roullaud RN Pour
Aurélien Rousseau Pour
Sandrine Rousseau EcoS Pour
Fabrice Roussel SOC Pour
Jean-François Rousset EPR Contre
Sandrine Runel SOC Pour
Arnaud Saint-Martin LFI-NFP Pour
Nicolas Sansu GDR Pour
Sabrina Sebaihi EcoS Pour
Arnaud Simion SOC Pour
Danielle Simonnet EcoS Pour
Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP Pour
Aurélien Taché LFI-NFP Pour
Jean-Philippe Tanguy RN Pour
Liliana Tanguy EPR Contre
Michaël Taverne RN Pour
Boris Tavernier EcoS Pour
Jean Terlier EPR Contre
Thierry Tesson RN Pour
Prisca Thevenot EPR Contre
Sabine Thillaye Dem Contre
Céline Thiébault-Martinez SOC Pour
Vincent Thiébaut HOR Contre
Mélanie Thomin SOC Pour
Nicolas Turquois Dem Contre
Frédéric Valletoux HOR Contre
Paul Vannier LFI-NFP Pour
Gérault Verny Contre
Philippe Vigier Dem Contre
Anne-Cécile Violland HOR Contre
Frédéric Weber RN Pour
Jiovanny William SOC Pour
Éric Woerth EPR Contre
Caroline Yadan EPR Contre
Marc de Fleurian RN Pour