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l'amendement n° 64 de Mme Jourdan à l'article 17 et annexe (précédemment réservé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

AN 5 décembre 2025 — Rejeté · Scrutin public ordinaire

Présidente de séance

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Cet amendement du groupe de travail transpartisan sur la santé mentale vise à mettre la santé mentale au cœur de l’entreprise en prévoyant que le document unique d’évaluation des risques professionnels se construise sur le fondement des données du bilan social pour les entreprises du secteur privé et du rapport social unique pour les administrations publiques. »

Cet amendement est issu de la proposition de loi dudit groupe de travail transpartisan disponible sur ce lien : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/mesures_urgence_sante_mentale_17e

Il part d’un constat aussi simple qu’alarmant : l’état de santé mentale de la population française connaît une grave détérioration.

En effet, selon les dernières données de Santé publique France de novembre 2023 :– 7 Français sur 10 déclarent des problèmes de sommeil au cours des 8 derniers jours ;– Plus de 2 Français sur 10 présentent un état anxieux ;– 1 Français sur 10 a eu des pensées suicidaires au cours de l’année.

Ces indicateurs sont en nette dégradation, que la comparaison soit réalisée avant, pendant, après l’épidémie de covid-19.

Cette dégradation de l’état de santé mentale est particulièrement forte chez les populations les plus jeunes.

Alors qu’il y a 10 ans, être jeune était un facteur de protection de la dépression, c’est devenu depuis un facteur de risque ; la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du Ministère de la Santé (DREES) parle de « phénomène épidémiologique rare ». En effet, les chiffres interpellent : en 2017, les épisodes dépressifs concernaient 11,7 % des adultes âgés de 18 à 24 ans. 4 ans plus tard, cette proportion a quasi-doublé (20,8 %).

Les indicateurs sont encore plus préoccupants s’agissant des jeunes qui n’ont pas atteint la majorité :– 13 % des jeunes âgés de 6 à 11 ans présentent un « trouble probable de santé mentale » ;– 21 % des collégiens et 27 % des lycéens déclarent ressentir un sentiment de solitude ;– 24 % des lycéens déclarent des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois, et 13 % ont déjà fait une tentative de suicide au cours de leur vie.

Parmi les jeunes, la dégradation de l’état de santé mentale des jeunes filles est particulièrement alarmante : la proportion de jeunes filles âgées de 10 à 19 ans hospitalisées suite à une tentative de suicide a doublé entre 2012 et 2020 puis a de nouveau doublé entre 2020 et 2022.

En parallèle, la dégradation de l’état de santé mentale de la population française touche également le monde du travail.

Ainsi, fin 2023, près d’1 salarié sur 2 serait touché par la détresse psychologique, dont presque 1 sur 5 de manière très élevée. Ce sont ainsi « sept employés sur dix qui associent leurs troubles psychiques au travail, à leur direction générale ou à une charge de travail intenable ». L’épuisement professionnel (burn-out) serait plus particulièrement en train de devenir une véritable épidémie : en France, 2 400 000 personnes seraient ainsi en risque de burn-out sévère. Le harcèlement est également une cause majeure de dégradation de l’état de santé mentale des travailleurs, et en particulier des travailleuses : 1 femme sur 2 a subi du harcèlement sexuel au travail.

Plus largement, les troubles de santé mentale touchent toute la population, et ce tout au long de la vie :– Entre une personne sur cinq et une personne sur trois est concernée par un trouble psychique au cours de sa vie en France ;– Plus de 2 millions de Françaises et Français sont pris en charge par les services psychiatriques par an ;– Les troubles liés à la santé mentale représentent la première source d’arrêt de travail prolongé et 1 motif sur 4 d’invalidité en France.

Face à cette dégradation de l’état de santé mentale, nous ne sommes pas égaux : les personnes se situant dans les premiers déciles de revenus ont entre 1,5 et 3 fois plus de risque de souffrir de dépression, d’anxiété ou de problèmes de santé mentale que les personnes les plus riches.

Cette dégradation de l’état de santé mentale se traduit par un recours accru aux soins, notamment ceux psychiatriques. Comme l’ont constaté nos collègues Mmes Nicole Dubré-Chirat et Sandrine Rousseau, en seulement 4 ans, le nombre de passages aux urgences pour motif psychiatriques a augmenté de plus de 20 %.La conséquence de cette demande accrue sans offre suffisante est le rallongement des délais nécessaires à l’obtention d’un rendez-vous. Pour une première consultation en Centre médico-psychologique (CMP), ce délai varie entre 2 et 4 mois pour l’adulte, et entre 8 mois et 1 an pour l’infanto-juvénile ; ce qui est excessivement long.

*

Ces chiffres alarmants ne sont que le symptôme de la crise plus profonde que connaît notre système de santé mentale.

Cette crise s’explique par une pénurie de personnels alimentée par le manque de reconnaissance et de valorisation des métiers de la santé mentale, une inégale répartition de ces professionnels sur le territoire, un mode historique de financement de la psychiatrie qui a conduit à un sous-financement chronique, etc.

Cette crise a les impacts sanitaires et sociaux décrits supra.

Moins connus sont ses impacts économiques, qui sont pourtant très élevés : le coût total pour la société des troubles liés à la santé mentale était estimé pour l’année 2018 à 163 milliards d’euros, soit environ 5 % de la richesse produite par an en France.

*

Derrière les chiffres alarmants cités et cette crise profonde, il y a des personnes qui souffrent, pour qui il est urgent d’agir.

Les acteurs de notre système de santé mentale ont lancé diverses initiatives pour répondre à ces besoins de la population.

Tel est le cas de la feuille de route « Santé mentale et psychiatrie » présentée en juin 2018, qui, depuis le Ségur de la Santé de juillet 2020 et les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie de septembre 2021 comportent 50 actions. Ces dernières portent sur des sujets aussi divers que la prévention et le repérage de la souffrance psychique, la coordination des parcours de soins, ou encore l’amélioration de la prise en charge des personnes en situation de handicap psychique. Leur mise en œuvre est suivie par le délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie (DMSMP), le professeur Frank Bellivier.

Tel est le cas également du dispositif « VigilanS » qui se propose de maintenir le contact avec l’auteur d’une tentative de suicide ou encore du numéro national de prévention du suicide « 3114 » lancé en octobre 2021, de la feuille de route spécifique à destination de la santé mentale des personnes placées sous main de justice (PPSMJ) ou du dispositif « Mon soutien psy » créé par la loi en 2022, réformé en juin 2024, qui prévoit le remboursement d’un nombre limité de séances (jusqu’à 12) chez le psychologue.

*

Toutefois, face à la gravité de la crise, nous estimons qu’une nouvelle étape est nécessaire.

C’est la raison pour laquelle les députées et députés signataires de la proposition de loi mentionné supra ont créé à l’automne 2024 un groupe de travail transpartisan rassemblant des députées et députés issus de plusieurs groupes politiques.

Nous avons en effet la conviction que, sur ce sujet essentiel pour le quotidien des Françaises et Français, il nous faut dépasser les clivages partisans et nous réunir sur l’essentiel : protéger la santé des Françaises et Français.

Depuis l’automne 2024, dans différents espaces de travail, nous avons ainsi auditionné de nombreux acteurs et débattu de priorités à traiter.

Cette proposition de loi est le fruit de ce travail.

Nous avons conscience qu’elle est une première étape, qui nécessitera un texte plus ambitieux.

*

Dans le cadre du PLFSS pour 2026, les députées et députés membres du groupe de travail transpartisan portent ensemble leurs propositions.

Cet amendement propose ainsi de mettre la santé mentale au cœur de l’entreprise en prévoyant que le document unique d’évaluation des risques professionnels se construise sur le fondement des

données du bilan social pour les entreprises du secteur privé et du rapport social unique pour les administrations publiques.

En effet, aujourd’hui, le DUERP est souvent un document lacunaire, et peu connecté avec l’état de santé mentale puisqu’il doit répondre uniquement à des risques pesant sur la sécurité physique des

travailleurs (ex. : incendie, chutes, etc.). 

Cette évolution législative crée donc un véritable « pont » entre des données déjà répertoriées dans le bilan social et un document déjà construit par l’employeur.

Il ne crée donc pas de nouvelle « charge » administrative.

Il permet par la même occasion de développer une culture de la santé mentale en mettant l’accent sur des critères conduisant à évaluer et améliorer la santé psychique des travailleurs et travailleuses.

Pour renforcer son impact, cet amendement crée un “bilan social simplifié” pour les entreprises qui ont entre 50 et 300 salariés. Ce bilan social simplifié contiendra un nombre limité de données standardisées.

Ces données – anonymisées naturellement – porteront notamment sur la santé physique et mentale des travailleurs.

Pour accompagner les entreprises dans cette évolution majeure, nous proposons également de confier la mission aux services de prévention et de santé au travail (SPST) d’aider les entreprises à analyser les données du bilan social ou du bilan social simplifié.

Outre l’impact évident sur la santé mentale des travailleurs, cet amendement est motivé par le gain de productivité enregistré par les entreprises mettant en place une telle démarche d’écoute.

Naturellement, cet amendement s’appliquerait également aux administrations publiques, afin que les 5,7 millions d’agents publics en bénéficient.

Tel est l'objet du présent amendement.

Par souci de concision, cette amendement n’intègre pas la réforme présentée par le projet 41-21, visant à faire de l’écoute active des travailleurs un 10e principe général de prévention au travail.

Toutefois, nous la soutenons profondément, et elle pourra tout à fait trouver une traduction législative.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Audrey Abadie-Amiel LIOT Pour
Nadège Abomangoli LFI-NFP Abstention
Marie-José Allemand SOC Pour
Maxime Amblard RN Abstention
Ségolène Amiot LFI-NFP Abstention
Pouria Amirshahi EcoS Pour
Farida Amrani LFI-NFP Abstention
Pieyre-Alexandre Anglade EPR Contre
Gabriel Attal EPR Contre
Joël Aviragnet SOC Pour
Erwan Balanant Dem Contre
Philippe Ballard RN Abstention
Géraldine Bannier Dem Contre
Christian Baptiste SOC Pour
Fabrice Barusseau SOC Pour
Jean-Pierre Bataille LIOT Contre
Delphine Batho EcoS Pour
Marie-Noëlle Battistel SOC Pour
Laurent Baumel SOC Pour
Thibault Bazin DR Contre
Valérie Bazin-Malgras DR Contre
Belkhir Belhaddad SOC Pour
Béatrice Bellamy HOR Abstention
Karim Ben Cheikh EcoS Pour
Thierry Benoit HOR Contre
Anne Bergantz Dem Contre
Guillaume Bigot RN Abstention
Philippe Bolo Dem Contre
Philippe Bonnecarrère NI Abstention
Émilie Bonnivard DR Contre
Éric Bothorel EPR Contre
Ian Boucard DR Contre
Mickaël Bouloux SOC Pour
Jean-Luc Bourgeaux DR Abstention
Louis Boyard LFI-NFP Abstention
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Blandine Brocard Dem Contre
Anthony Brosse EPR Contre
Danielle Brulebois EPR Contre
Fabrice Brun DR Contre
Philippe Brun SOC Pour
Joël Bruneau LIOT Abstention
Stéphane Buchou EPR Contre
Françoise Buffet EPR Contre
Jérôme Buisson RN Abstention
Elie Califer SOC Pour
Céline Calvez EPR Contre
Colette Capdevielle SOC Pour
Pierre-Henri Carbonnel UDR Pour
Aymeric Caron LFI-NFP Abstention
Sylvain Carrière LFI-NFP Abstention
Eddy Casterman RN Abstention
Éric Ciotti UDR Pour
Nathalie Coggia EPR Contre
Nathalie Colin-Oesterlé HOR Abstention
Caroline Colombier RN Abstention
Éric Coquerel LFI-NFP Abstention
Alexis Corbière EcoS Pour
François Cormier-Bouligeon EPR Contre
Mickaël Cosson Dem Contre
Jean-François Coulomme LFI-NFP Abstention
Christelle D'Intorni UDR Pour
Nathalie Da Conceicao Carvalho RN Abstention
Geneviève Darrieussecq Dem Contre
Hendrik Davi EcoS Pour
Arthur Delaporte SOC Pour
Stéphane Delautrette SOC Pour
Julie Delpech EPR Contre
Jocelyn Dessigny RN Abstention
Dieynaba Diop SOC Pour
Aly Diouara LFI-NFP Abstention
Fanny Dombre Coste SOC Pour
Peio Dufau SOC Pour
Alexandre Dufosset RN Abstention
Alma Dufour LFI-NFP Abstention
Lionel Duparay DR Contre
Gaëtan Dussausaye RN Abstention
Iñaki Echaniz SOC Pour
Christine Engrand NI Abstention
Karen Erodi LFI-NFP Abstention
Romain Eskenazi SOC Pour
Frédéric Falcon RN Abstention
Yannick Favennec-Bécot LIOT Pour
Emmanuel Fernandes LFI-NFP Abstention
Marc Fesneau Dem Contre
Agnès Firmin Le Bodo HOR Abstention
Guillaume Florquin RN Abstention
Thierry Frappé RN Abstention
Martine Froger SOC Pour
Alix Fruchon DR Abstention
Jean-Luc Fugit EPR Contre
Denis Fégné SOC Pour
Perceval Gaillard LFI-NFP Abstention
Camille Galliard-Minier EPR Contre
Marie-Charlotte Garin EcoS Pour
Jonathan Gery RN Abstention
Christian Girard RN Abstention
Océane Godard SOC Pour
José Gonzalez RN Abstention
Florence Goulet RN Abstention
Géraldine Grangier RN Abstention
Monique Griseti RN Abstention
Justine Gruet DR Contre
Olivia Grégoire EPR Contre
Jérôme Guedj SOC Pour
Julien Guibert RN Abstention
Steevy Gustave EcoS Pour
Félicie Gérard HOR Abstention
David Habib LIOT Pour
Stéphane Hablot SOC Pour
Ayda Hadizadeh SOC Pour
Zahia Hamdane LFI-NFP Abstention
Marine Hamelet RN Abstention
Michel Herbillon DR Contre
Florence Herouin-Léautey SOC Pour
Sacha Houlié SOC Pour
Timothée Houssin RN Abstention
Sébastien Humbert RN Abstention
Sébastien Huyghe EPR Contre
Jean-Michel Jacques EPR Contre
Pascal Jenft RN Abstention
Alexis Jolly RN Abstention
Sylvie Josserand RN Abstention
Sandrine Josso Dem Contre
Florence Joubert RN Abstention
Chantal Jourdan SOC Pour
Guillaume Kasbarian EPR Contre
Fatiha Keloua Hachi SOC Pour
Andy Kerbrat LFI-NFP Abstention
Loïc Kervran HOR Contre
Brigitte Klinkert EPR Contre
Maxime Laisney LFI-NFP Abstention
Benoît Larrouquis EPR Contre
Philippe Latombe Dem Contre
Michel Lauzzana EPR Contre
Sandrine Le Feur EPR Contre
Constance Le Grip EPR Abstention
Christine Le Nabour EPR Contre
Élise Leboucher LFI-NFP Abstention
Nadine Lechon RN Abstention
Jean-Paul Lecoq GDR Pour
Vincent Ledoux EPR Contre
Jérôme Legavre LFI-NFP Abstention
Sarah Legrain LFI-NFP Abstention
Gisèle Lelouis RN Abstention
Bartolomé Lenoir UDR Pour
Murielle Lepvraud LFI-NFP Abstention
Gérard Leseul SOC Pour
Katiana Levavasseur RN Abstention
Laurent Lhardit SOC Pour
Julien Limongi RN Abstention
Eric Liégeon DR Contre
Christine Loir RN Abstention
Marie-France Lorho RN Abstention
Philippe Lottiaux RN Abstention
Benjamin Lucas-Lundy EcoS Pour
David Magnier RN Abstention
Emmanuel Mandon Dem Contre
Christophe Marion EPR Contre
Sandra Marsaud EPR Contre
Patrice Martin RN Abstention
Élisa Martin LFI-NFP Abstention
Éric Martineau Dem Contre
Denis Masséglia EPR Contre
Kévin Mauvieux RN Abstention
Ludovic Mendes EPR Contre
Estelle Mercier SOC Pour
Marie Mesmeur LFI-NFP Abstention
Sophie Mette Dem Contre
Manon Meunier LFI-NFP Abstention
Pierre Meurin RN Abstention
Maxime Michelet UDR Pour
Paul Midy EPR Contre
Laure Miller EPR Contre
Joséphine Missoffe EPR Contre
Christophe Mongardien EPR Contre
Louise Morel Dem Contre
Serge Muller RN Abstention
Joëlle Mélin RN Abstention
Thomas Ménagé RN Abstention
Jacques Oberti SOC Pour
Danièle Obono LFI-NFP Abstention
Jimmy Pahun Dem Contre
Agnès Pannier-Runacher EPR Abstention
Mathilde Panot LFI-NFP Abstention
Sophie Pantel SOC Pour
Marc Pena SOC Pour
Thierry Perez RN Abstention
Frédéric Petit Dem Contre
Sébastien Peytavie EcoS Pour
Kévin Pfeffer RN Abstention
Béatrice Piron HOR Abstention
Christine Pirès Beaune SOC Pour
Marie Pochon EcoS Pour
Lisette Pollet RN Abstention
Dominique Potier SOC Pour
Josy Poueyto Dem Contre
Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR Abstention
Pierre Pribetich SOC Pour
Christophe Proença SOC Pour
Stéphane Rambaud RN Abstention
Angélique Ranc RN Abstention
Julien Rancoule RN Abstention
Isabelle Rauch HOR Abstention
Nicolas Ray DR Contre
Sandra Regol EcoS Pour
Matthias Renault RN Abstention
Franck Riester EPR Contre
Catherine Rimbert RN Abstention
Véronique Riotton EPR Contre
Charles Rodwell EPR Contre
Anne-Sophie Ronceret EPR Contre
Valérie Rossi SOC Pour
Claudia Rouaux SOC Pour
Béatrice Roullaud RN Abstention
Aurélien Rousseau SOC Pour
Sandrine Rousseau EcoS Pour
Fabrice Roussel SOC Pour
Jean-François Rousset EPR Contre
Sophie-Laurence Roy RN Abstention
Sandrine Runel SOC Pour
Anaïs Sabatini RN Abstention
Arnaud Saint-Martin LFI-NFP Abstention
Aurélien Saintoul LFI-NFP Abstention
Emeric Salmon RN Abstention
Isabelle Santiago SOC Pour
Sabrina Sebaihi EcoS Pour
Arnaud Simion SOC Pour
Danielle Simonnet EcoS Pour
Charles Sitzenstuhl EPR Contre
Bertrand Sorre EPR Contre
Thierry Sother SOC Pour
Ersilia Soudais LFI-NFP Abstention
Jean-Philippe Tanguy RN Abstention
Liliana Tanguy EPR Abstention
Matthias Tavel LFI-NFP Abstention
Jean Terlier EPR Contre
Prisca Thevenot EPR Contre
Nicolas Thierry EcoS Pour
Vincent Thiébaut HOR Contre
Mélanie Thomin SOC Pour
Lionel Tivoli RN Abstention
Stéphane Travert EPR Contre
Aurélie Trouvé LFI-NFP Abstention
Nicolas Tryzna DR Contre
Vincent Trébuchet UDR Pour
Boris Vallaud SOC Pour
Roger Vicot SOC Pour
Annie Vidal EPR Contre
Jean-Pierre Vigier DR Contre
Corinne Vignon EPR Contre
Antoine Villedieu RN Abstention
Lionel Vuibert NI Contre
Marc de Fleurian RN Abstention