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l'amendement n° 62 de Mme Jourdan à l'article 17 et annexe (précédemment réservé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

AN 5 décembre 2025 — Adopté · Scrutin public ordinaire

Président du groupe "Socialistes et apparentés"

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Cet amendement du groupe de travail transpartisan sur la santé mentale vise à développer les équipes mobiles.

Cet amendement est issu de la proposition de loi dudit groupe de travail transpartisan disponible sur ce lien : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/mesures_urgence_sante_mentale_17e

Il part d’un constat aussi simple qu’alarmant : l’état de santé mentale de la population française connaît une grave détérioration.

En effet, selon les dernières données de Santé publique France de novembre 2023 :

– 7 Français sur 10 déclarent des problèmes de sommeil au cours des 8 derniers jours ;

– Plus de 2 Français sur 10 présentent un état anxieux ;

– 1 Français sur 10 a eu des pensées suicidaires au cours de l’année.

Ces indicateurs sont en nette dégradation, que la comparaison soit réalisée avant, pendant, après l’épidémie de covid-19.

Cette dégradation de l’état de santé mentale est particulièrement forte chez les populations les plus jeunes.

Alors qu’il y a 10 ans, être jeune était un facteur de protection de la dépression, c’est devenu depuis un facteur de risque ; la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du Ministère de la Santé (DREES) parle de « phénomène épidémiologique rare ». En effet, les chiffres interpellent : en 2017, les épisodes dépressifs concernaient 11,7 % des adultes âgés de 18 à 24 ans. 4 ans plus tard, cette proportion a quasi-doublé (20,8 %).

Les indicateurs sont encore plus préoccupants s’agissant des jeunes qui n’ont pas atteint la majorité :

– 13 % des jeunes âgés de 6 à 11 ans présentent un « trouble probable de santé mentale » ;

– 21 % des collégiens et 27 % des lycéens déclarent ressentir un sentiment de solitude ;

– 24 % des lycéens déclarent des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois, et 13 % ont déjà fait une tentative de suicide au cours de leur vie.

Parmi les jeunes, la dégradation de l’état de santé mentale des jeunes filles est particulièrement alarmante : la proportion de jeunes filles âgées de 10 à 19 ans hospitalisées suite à une tentative de suicide a doublé entre 2012 et 2020 puis a de nouveau doublé entre 2020 et 2022.

En parallèle, la dégradation de l’état de santé mentale de la population française touche également le monde du travail.

Ainsi, fin 2023, près d’1 salarié sur 2 serait touché par la détresse psychologique, dont presque 1 sur 5 de manière très élevée. Ce sont ainsi « sept employés sur dix qui associent leurs troubles psychiques au travail, à leur direction générale ou à une charge de travail intenable ». L’épuisement professionnel (burn-out) serait plus particulièrement en train de devenir une véritable épidémie : en France, 2 400 000 personnes seraient ainsi en risque de burn-out sévère. Le harcèlement est également une cause majeure de dégradation de l’état de santé mentale des travailleurs, et en particulier des travailleuses : 1 femme sur 2 a subi du harcèlement sexuel au travail.

Plus largement, les troubles de santé mentale touchent toute la population, et ce tout au long de la vie :

– Entre une personne sur cinq et une personne sur trois est concernée par un trouble psychique au cours de sa vie en France ;

– Plus de 2 millions de Françaises et Français sont pris en charge par les services psychiatriques par an ;

– Les troubles liés à la santé mentale représentent la première source d’arrêt de travail prolongé et 1 motif sur 4 d’invalidité en France.

Face à cette dégradation de l’état de santé mentale, nous ne sommes pas égaux : les personnes se situant dans les premiers déciles de revenus ont entre 1,5 et 3 fois plus de risque de souffrir de dépression, d’anxiété ou de problèmes de santé mentale que les personnes les plus riches.

Cette dégradation de l’état de santé mentale se traduit par un recours accru aux soins, notamment ceux psychiatriques. Comme l’ont constaté nos collègues Mmes Nicole Dubré-Chirat et Sandrine Rousseau, en seulement 4 ans, le nombre de passages aux urgences pour motif psychiatriques a augmenté de plus de 20 %.

La conséquence de cette demande accrue sans offre suffisante est le rallongement des délais nécessaires à l’obtention d’un rendez-vous. Pour une première consultation en Centre médico-psychologique (CMP), ce délai varie entre 2 et 4 mois pour l’adulte, et entre 8 mois et 1 an pour l’infanto-juvénile ; ce qui est excessivement long.

*

Ces chiffres alarmants ne sont que le symptôme de la crise plus profonde que connaît notre système de santé mentale.

Cette crise s’explique par une pénurie de personnels alimentée par le manque de reconnaissance et de valorisation des métiers de la santé mentale, une inégale répartition de ces professionnels sur le territoire, un mode historique de financement de la psychiatrie qui a conduit à un sous-financement chronique, etc.

Cette crise a les impacts sanitaires et sociaux décrits supra.

Moins connus sont ses impacts économiques, qui sont pourtant très élevés : le coût total pour la société des troubles liés à la santé mentale était estimé pour l’année 2018 à 163 milliards d’euros, soit environ 5 % de la richesse produite par an en France.

*

Derrière les chiffres alarmants cités et cette crise profonde, il y a des personnes qui souffrent, pour qui il est urgent d’agir.

Les acteurs de notre système de santé mentale ont lancé diverses initiatives pour répondre à ces besoins de la population.

Tel est le cas de la feuille de route « Santé mentale et psychiatrie » présentée en juin 2018, qui, depuis le Ségur de la Santé de juillet 2020 et les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie de septembre 2021 comportent 50 actions. Ces dernières portent sur des sujets aussi divers que la prévention et le repérage de la souffrance psychique, la coordination des parcours de soins, ou encore l’amélioration de la prise en charge des personnes en situation de handicap psychique. Leur mise en œuvre est suivie par le délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie (DMSMP), le professeur Frank Bellivier.

Tel est le cas également du dispositif « VigilanS » qui se propose de maintenir le contact avec l’auteur d’une tentative de suicide ou encore du numéro national de prévention du suicide « 3114 » lancé en octobre 2021, de la feuille de route spécifique à destination de la santé mentale des personnes placées sous main de justice (PPSMJ) ou du dispositif « Mon soutien psy » créé par la loi en 2022, réformé en juin 2024, qui prévoit le remboursement d’un nombre limité de séances (jusqu’à 12) chez le psychologue.

*

Toutefois, face à la gravité de la crise, nous estimons qu’une nouvelle étape est nécessaire.

C’est la raison pour laquelle les députées et députés signataires de la proposition de loi mentionné supra ont créé à l’automne 2024 un groupe de travail transpartisan rassemblant des députées et députés issus de plusieurs groupes politiques.

Nous avons en effet la conviction que, sur ce sujet essentiel pour le quotidien des Françaises et Français, il nous faut dépasser les clivages partisans et nous réunir sur l’essentiel : protéger la santé des Françaises et Français.

Depuis l’automne 2024, dans différents espaces de travail, nous avons ainsi auditionné de nombreux acteurs et débattu de priorités à traiter.

Cette proposition de loi est le fruit de ce travail.

Nous avons conscience qu’elle est une première étape, qui nécessitera un texte plus ambitieux.

*

Dans le cadre du PLFSS pour 2026, les députées et députés membres du groupe de travail transpartisan portent ensemble leurs propositions.

Cet amendement propose ainsi de développer les équipes mobiles.

Leur développement est en effet essentiel dans la mesure où elles permettent d’aller vers le patient, en proximité, et non pas d’attendre une éventuelle consultation plus tardive, et donc plus grave. Concrètement, nous proposons de garantir que chaque secteur de psychiatrie dispose d’au moins un dispositif d’équipe mobile ; ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Nous proposons également que le principe de leur pluriprofessionnalité soit inscrit dans la loi. Enfin, afin de leur éviter de devoir répondre à des appels à projet, les finançant sur des courtes périodes, nous proposons de financer ces équipes par une dotation forfaitaire et populationnelle.

La correcte mise en œuvre de cet article suppose d’associer des moyens financiers suffisants - afin notamment de conserver, fidéliser les professionnels et d’en attirer de nouveaux. Nous appelons dès lors le Gouvernement à mobiliser ces moyens, notamment dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Enfin, le dispositif d’équipes mobiles permet au secteur de mieux définir sa stratégie pour aller vers les publics les plus éloignés des soins. Dans le cadre des projets Territoriaux de Santé Mentale (PTSM), il vient définir la façon la plus adaptée d’aller à la rencontre de publics spécifiques. Par exemple, le rapport de Mme Anne Cécile Violland et de Pascale Martin sur la santé mentale des femmes insiste sur la nécessité de différencier les prises en charge pour les patients de sexe féminin.

Cela est aussi vrai pour de nombreux publics spécifiques comme les agriculteurs, les enfants protégés, les détenus, les personnes âgées, les migrants, etc.

Afin de répondre aux situations de saturation des services d’urgence psychiatrique et de garantir une prise en charge rapide des patients, des cellules mobiles d’intervention et de crise pourront également être mises en place dans les territoires identifiés comme prioritaires. Ces cellules, composées d’équipes pluriprofessionnelles comprenant notamment des psychiatres, psychologues, infirmiers spécialisés et travailleurs sociaux, pourront intervenir directement sur site ou à domicile pour assurer une évaluation clinique et proposer une orientation adaptée.

Ces cellules mobiles d’intervention et de crise pourront fonctionner en lien avec les services d’urgence, les centres hospitaliers et les structures de soins ambulatoires, et sont coordonnées avec les dispositifs de régulation médicale. Leur action visera notamment à limiter les hospitalisations non nécessaires, à favoriser une prise en charge en milieu ouvert et à fluidifier les parcours de soins des patients en situation de crise psychiatrique. Ces équipes mobiles pourront notamment intervenir prioritairement dans les zones rurales, et les quartiers dits « politique de la ville ».

Tel est l'objet du présent amendement.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Marie-José Allemand SOC Pour
Maxime Amblard RN Pour
Ségolène Amiot LFI-NFP Pour
Pouria Amirshahi EcoS Pour
Farida Amrani LFI-NFP Pour
Pieyre-Alexandre Anglade EPR Contre
Joël Aviragnet SOC Pour
Erwan Balanant Dem Contre
Philippe Ballard RN Pour
Géraldine Bannier Dem Contre
Christian Baptiste SOC Pour
Jean-Pierre Bataille LIOT Contre
Delphine Batho EcoS Pour
Marie-Noëlle Battistel SOC Pour
Laurent Baumel SOC Pour
Thibault Bazin DR Contre
Belkhir Belhaddad SOC Pour
Béatrice Bellamy HOR Pour
Thierry Benoit HOR Abstention
Christophe Bentz RN Pour
Anne Bergantz Dem Contre
Guillaume Bigot RN Pour
Philippe Bolo Dem Contre
Philippe Bonnecarrère NI Contre
Émilie Bonnivard DR Pour
Élisabeth Borne EPR Abstention
Éric Bothorel EPR Contre
Mickaël Bouloux SOC Pour
Jean-Luc Bourgeaux DR Abstention
Louis Boyard LFI-NFP Pour
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Blandine Brocard Dem Contre
Anthony Brosse EPR Contre
Danielle Brulebois EPR Contre
Fabrice Brun DR Abstention
Philippe Brun SOC Pour
Joël Bruneau LIOT Contre
Stéphane Buchou EPR Contre
Françoise Buffet EPR Contre
Jérôme Buisson RN Pour
Elie Califer SOC Pour
Céline Calvez EPR Contre
Colette Capdevielle SOC Pour
Pierre-Henri Carbonnel UDR Pour
Aymeric Caron LFI-NFP Pour
Sylvain Carrière LFI-NFP Pour
Eddy Casterman RN Pour
Paul Christophe HOR Contre
Éric Ciotti UDR Pour
Nathalie Coggia EPR Contre
Nathalie Colin-Oesterlé HOR Pour
Caroline Colombier RN Pour
Éric Coquerel LFI-NFP Pour
Alexis Corbière EcoS Pour
François Cormier-Bouligeon EPR Contre
Mickaël Cosson Dem Contre
Jean-François Coulomme LFI-NFP Pour
Christelle D'Intorni UDR Pour
Nathalie Da Conceicao Carvalho RN Pour
Geneviève Darrieussecq Dem Contre
Hendrik Davi EcoS Pour
Arthur Delaporte SOC Pour
Stéphane Delautrette SOC Pour
Jocelyn Dessigny RN Pour
Sandrine Dogor-Such RN Pour
Fanny Dombre Coste SOC Pour
Peio Dufau SOC Pour
Alexandre Dufosset RN Pour
Alma Dufour LFI-NFP Pour
Lionel Duparay DR Pour
Gaëtan Dussausaye RN Pour
Iñaki Echaniz SOC Pour
Christine Engrand NI Pour
Karen Erodi LFI-NFP Pour
Romain Eskenazi SOC Pour
Frédéric Falcon RN Pour
Yannick Favennec-Bécot LIOT Pour
Emmanuel Fernandes LFI-NFP Pour
Marc Fesneau Dem Contre
Agnès Firmin Le Bodo HOR Pour
Guillaume Florquin RN Pour
Thierry Frappé RN Pour
Martine Froger SOC Pour
Alix Fruchon DR Pour
Jean-Luc Fugit EPR Contre
Denis Fégné SOC Pour
Perceval Gaillard LFI-NFP Pour
Camille Galliard-Minier EPR Contre
Marie-Charlotte Garin EcoS Pour
Guillaume Garot SOC Pour
Jonathan Gery RN Pour
Christian Girard RN Pour
Océane Godard SOC Pour
José Gonzalez RN Pour
Florence Goulet RN Pour
Géraldine Grangier RN Pour
Monique Griseti RN Pour
Justine Gruet DR Pour
Olivia Grégoire EPR Contre
Jérôme Guedj SOC Pour
Julien Guibert RN Pour
Jordan Guitton RN Pour
Steevy Gustave EcoS Pour
Félicie Gérard HOR Contre
David Habib LIOT Pour
Stéphane Hablot SOC Pour
Ayda Hadizadeh SOC Pour
Zahia Hamdane LFI-NFP Pour
Marine Hamelet RN Pour
Michel Herbillon DR Pour
Florence Herouin-Léautey SOC Pour
Sacha Houlié SOC Pour
Timothée Houssin RN Pour
Sébastien Humbert RN Pour
Sébastien Huyghe EPR Contre
Jean-Michel Jacques EPR Contre
Pascal Jenft RN Pour
Alexis Jolly RN Pour
Sylvie Josserand RN Pour
Sandrine Josso Dem Contre
Florence Joubert RN Pour
Chantal Jourdan SOC Pour
Guillaume Kasbarian EPR Contre
Fatiha Keloua Hachi SOC Pour
Andy Kerbrat LFI-NFP Pour
Loïc Kervran HOR Abstention
Brigitte Klinkert EPR Contre
Tristan Lahais EcoS Pour
Maxime Laisney LFI-NFP Pour
Benoît Larrouquis EPR Contre
Philippe Latombe Dem Contre
Michel Lauzzana EPR Contre
Sandrine Le Feur EPR Contre
Constance Le Grip EPR Contre
Christine Le Nabour EPR Contre
Marie Lebec EPR Contre
Karine Lebon GDR Pour
Élise Leboucher LFI-NFP Pour
Nadine Lechon RN Pour
Jean-Paul Lecoq GDR Pour
Vincent Ledoux EPR Contre
Jérôme Legavre LFI-NFP Pour
Sarah Legrain LFI-NFP Pour
Claire Lejeune LFI-NFP Pour
Gisèle Lelouis RN Pour
Bartolomé Lenoir UDR Pour
Murielle Lepvraud LFI-NFP Pour
Gérard Leseul SOC Pour
Katiana Levavasseur RN Pour
Laurent Lhardit SOC Pour
Julien Limongi RN Pour
Christine Loir RN Pour
Marie-France Lorho RN Pour
Philippe Lottiaux RN Pour
Benjamin Lucas-Lundy EcoS Pour
David Magnier RN Pour
Emmanuel Mandon Dem Pour
Christophe Marion EPR Contre
Sandra Marsaud EPR Contre
Patrice Martin RN Pour
Élisa Martin LFI-NFP Pour
Éric Martineau Dem Contre
Denis Masséglia EPR Contre
Kévin Mauvieux RN Pour
Graziella Melchior EPR Contre
Ludovic Mendes EPR Contre
Estelle Mercier SOC Pour
Marie Mesmeur LFI-NFP Pour
Sophie Mette Dem Contre
Manon Meunier LFI-NFP Pour
Pierre Meurin RN Pour
Maxime Michelet UDR Pour
Paul Midy EPR Contre
Laure Miller EPR Contre
Christophe Mongardien EPR Contre
Louise Morel Dem Contre
Serge Muller RN Pour
Joëlle Mélin RN Pour
Thomas Ménagé RN Pour
Jacques Oberti SOC Pour
Danièle Obono LFI-NFP Pour
Jimmy Pahun Dem Contre
Agnès Pannier-Runacher EPR Abstention
Mathilde Panot LFI-NFP Pour
Sophie Pantel SOC Pour
Marc Pena SOC Pour
Thierry Perez RN Pour
Frédéric Petit Dem Contre
Sébastien Peytavie EcoS Pour
Kévin Pfeffer RN Pour
Béatrice Piron HOR Pour
Christine Pirès Beaune SOC Pour
Marie Pochon EcoS Pour
Lisette Pollet RN Pour
Dominique Potier SOC Pour
Josy Poueyto Dem Contre
Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR Pour
Pierre Pribetich SOC Pour
Christophe Proença SOC Pour
Stéphane Rambaud RN Pour
Angélique Ranc RN Pour
Julien Rancoule RN Pour
Isabelle Rauch HOR Pour
Nicolas Ray DR Pour
Sandra Regol EcoS Pour
Matthias Renault RN Pour
Franck Riester EPR Contre
Catherine Rimbert RN Pour
Véronique Riotton EPR Contre
Charles Rodwell EPR Contre
Anne-Sophie Ronceret EPR Contre
Valérie Rossi SOC Pour
Claudia Rouaux SOC Pour
Béatrice Roullaud RN Pour
Aurélien Rousseau SOC Pour
Sandrine Rousseau EcoS Pour
Fabrice Roussel SOC Pour
Jean-François Rousset EPR Contre
Sophie-Laurence Roy RN Pour
Sandrine Runel SOC Pour
Marie Récalde SOC Pour
Anaïs Sabatini RN Pour
Alexandre Sabatou RN Pour
Arnaud Saint-Martin LFI-NFP Pour
Aurélien Saintoul LFI-NFP Pour
Emeric Salmon RN Pour
Isabelle Santiago SOC Pour
Anne Sicard RN Pour
Arnaud Simion SOC Pour
Danielle Simonnet EcoS Pour
Charles Sitzenstuhl EPR Contre
Bertrand Sorre EPR Contre
Thierry Sother SOC Pour
Ersilia Soudais LFI-NFP Pour
Jean-Philippe Tanguy RN Pour
Jean Terlier EPR Contre
Prisca Thevenot EPR Contre
Nicolas Thierry EcoS Pour
Vincent Thiébaut HOR Contre
Mélanie Thomin SOC Pour
Lionel Tivoli RN Pour
Stéphane Travert EPR Contre
Aurélie Trouvé LFI-NFP Pour
Nicolas Tryzna DR Pour
Vincent Trébuchet UDR Pour
Roger Vicot SOC Pour
Annie Vidal EPR Contre
Jean-Pierre Vigier DR Pour
Corinne Vignon EPR Contre
Antoine Villedieu RN Pour
Lionel Vuibert NI Contre
Marc de Fleurian RN Pour