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l'amendement n° 384 de M. Vallaud et les amendements identiques suivants à l'article 17 et annexe (précédemment réservé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

AN 5 décembre 2025 — Adopté · Scrutin public ordinaire

Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire" Président du groupe "Socialistes et apparentés"

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Cet amendement des députés du groupe Socialistes et apparentés vise à abroger la réforme des retraites, et le report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans et l’accélération du calendrier de hausse de la durée de cotisation. Il vise plus largement à renvoyer aux partenaires sociaux la possibilité de construire une réforme alternative conciliant justice et soutenabilité du financement

Plus de deux ans après son entrée en vigueur, la réforme des retraites n’est toujours pas acceptée par les Françaises et les Français.

En usant de tous les artifices d’une Ve République à bout de souffle, le Gouvernement a en effet mené une réforme des retraites profondément injuste, dont le coeur du dispositif est de repousser à 64 ans l’âge légal de départ à la retraite et d’accélérer le calendrier de la hausse de la durée de cotisation pour prétendre à une retraite à taux plein.

Injuste, cette réforme l’est car elle fait supporter la charge du report de l’âge légal de départ à 64 ans quasi-exclusivement sur les travailleuses et les travailleurs de la première et de la seconde ligne. Les mêmes que l’on a toutes et tous applaudis à 20 heures pendant l’épidémie de Covid-19.

Ce sont essentiellement celles-là et ceux-là qui devront travailler plus longtemps pour atteindre les 64 ans, tandis que la majorité des cadres et les professions intellectuelles, souvent diplômés plus tardivement, auraient de toute façon eu à travailler au-delà de 64 ans pour réaliser leurs 43 annuités nécessaires au versement d’une pension de retraite à taux plein.

Cette réforme impacte donc essentiellement celles et ceux aux métiers pénibles, à la vie dure, qui n’ont que leur force de travail pour vivre.

Elle est d’autant plus injuste que ces travailleuses et travailleurs ont une espérance de vie à la retraite plus courte.

Pour les hommes, on observe en effet près de treize années d’écart d’espérance de vie entre les 10 % les plus pauvres et les 10 % les plus riches ; pour les femmes, ce sont près de huit années d’écart.

Les plus riches bénéficient également plus longtemps de la retraite : seuls 49 % des hommes du premier décile dépassent les 75 ans, contre 84 % des plus riches.

Autrement dit, cette réforme n’est que la énième démonstration de la logique à l’œuvre depuis 2017 : Emmanuel Macron est le Président des riches.

Injuste, cette réforme l’est également en ce qu’elle va essentiellement faire porter le poids de l’effort sur les femmes, qui vont perdre une majeure partie du bénéfice de leurs congés maternité.

Sachant que les écarts de salaire entre femmes et hommes sont de 28 % en moyenne, que par conséquent, les pensions des femmes sont en moyenne inférieures de 40 % à celle des hommes et que 40 % des femmes partent à la retraite avec une carrière incomplète, les inégalités avérées à la retraite entre les femmes et les hommes sont mécaniquement amplifiées par un allongement de la durée de travail.

Avec les deux réformes de l‘assurance chômage menées depuis 2019, et la réforme du RSA menée en 2022, cette réforme des retraites s’inscrit plus largement dans une logique de destruction de notre protection sociale, dernier filet de sécurité de ceux qui n’en ont plus, unique patrimoine de ceux qui n’en ont pas.

Cette réforme va en outre avoir des conséquences sociales graves.

À ce titre, le report de deux ans de l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans, qui date de la réforme « Woerth » réalisée en 2010, est éclairant.

Selon l’INSEE, cette réforme a accru la probabilité d’être précaire à 60 ans de 13 points ainsi que la part des personnes âgées de plus de 50 ans, parmi les privés d’emploi, de 15 points.

Reculer l’âge légal de départ à la retraite a ainsi un coût humain et social extrêmement important : elle générerait 160 000 allocataires supplémentaires des pensions d’invalidité, 30 000 pour le RSA, 30 000 pour l’allocation spécifique de solidarité et 40 000 pour l’allocation adulte handicapé, sans compter les nouveaux demandeurs d’emploi indemnisés.

Face à l’injustice d’une telle réforme, le Gouvernement arguait pendant les débats au Parlement que « des mesures d’accompagnement » allaient amortir le choc, comme l’index senior, censé améliorer l’emploi des séniors, la comptabilisation des périodes effectuées en tant que contractuel dans les métiers pénibles de la fonction publique (services dit « actifs » et « super-actifs »), la création de visites médicales au cours de la carrière pour les salariés exerçant des métiers pénibles, le rendez-vous de conseil et d’aide à la carrière, pour les personnes connaissant une carrière hachée, avec peu de trimestres validés.

Las ! Le Conseil constitutionnel les a censurées comme inconstitutionnelles, rendant cette réforme plus injuste encore.

Pire, le Gouvernement savait que ces mesures allaient être censurées comme l’a révélé le député socialiste Jérôme Guedj, signataire du présent amendement.

Le Conseil d’État avait en effet averti dès janvier 2023 le Gouvernement que ces dispositions n’avaient pas leur place dans une loi de financement rectificative de la sécurité sociale.

En réalité, l’objectif de cette réforme était donc purement et simplement comptable : économiser 18 milliards d’euros par an sur les dépenses de retraites, afin de ne pas revenir sur les cadeaux fiscaux offerts aux plus riches et aux grandes entreprises.

Pour ce faire, le Gouvernement a choisi d’accroître brutalement et rapidement les ressources de notre système de retraites en diminuant le temps passé à la retraite, et donc les prestations versées.

Ce faisant, il n’a pas eu à briser son propre tabou : explorer d’autres pistes de financement, pourtant bien réelles, comme l’abrogation des exonérations de cotisations sociales les plus inefficaces (l’ensemble de ces exonérations représentant 91 milliards d’euros en 2024), la mise en oeuvre – enfin – de l’égalité salariale femmes-hommes, qui augmenterait naturellement les cotisations sociales perçues, le développement de l’emploi des travailleurs dits séniors (sans même toucher à l’âge de départ, une augmentation du taux d’emploi des 55‑64 ans de 10 points équilibrerait le système des retraites d’ici 2032, en tenant compte des 30 milliards d’euros de surcoûts compensés par l’État employeur), l’introduction de sur-cotisations sur les hauts salaires, l’assujettissement des revenus du capital comme les dividendes, la participation, l’épargne salariale, les rachats d’action aux cotisations sociales (environ 12 milliards d’euros), la création d’une taxe sur les superprofits élargie à celle actuelle (environ 10 à 15 milliards de recettes estimées), d’une taxe sur les super-dividendes, ou encore l’abrogation de la réforme de 2017 portant sur l’impôt sur la fortune (environ 3 à 4 milliards d’euros), etc.

Proposées par les parlementaires socialistes lors des débats parlementaires, ces pistes de financement alternatives et justes furent balayées par le Gouvernement et sa majorité, enfermés dans la logique comptable de leur réforme.

Injuste, dangereuse socialement, comptable, cette réforme est frappée d’un terrible vice démocratique.

Le Gouvernement a en effet utilisé tous les artifices de la Constitution de la Ve République, pour faire passer sa réforme, refusée par le peuple et ses représentants.

Tout d’abord, en lui donnant la forme d’un projet de loi de financement rectificatif de la Sécurité sociale, il a pu limiter le temps des débats à 20 jours à l’Assemblée nationale et à 15 jours au Sénat grâce à l’article 47‑1 de la Constitution.

C’est si peu au regard du nombre de trimestres voire d’années que les Françaises et Français vont devoir travailler en plus !

Puis au Sénat il a utilisé l’article 44‑3 de la Constitution pour accélérer le vote sur une version du texte dans laquelle il n’a retenu que les amendements qu’il soutenait.

Enfin, le 16 mars 2023, la Première ministre Elisabeth Borne a utilisé à l’Assemblée nationale l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, lui permettant de faire adopter le texte sans vote, car de son propre aveu « le compte n’y était pas ».

Sociale jusqu’à alors, et emmenée par un front syndical uni qu’il faut saluer ici, la crise s’est alors muée en crise démocratique.

Car à aucun moment, les Françaises et les Français ne sont exprimés pour cette réforme : en ré-élisant Emmanuel Macron à l’élection présidentielle en 2022, ils ont avant tout souhaité repousser l’extrême-droite.

Les représentants des Françaises et des Français à l’Assemblée nationale ne se sont pas non plus exprimés, empêchés en cela par les délais d’examen trop restreints, et surtout l’utilisation de l’article 49‑3 de la Constitution.

À l’inverse, en se mobilisant massivement dans la rue de janvier à juin 2023, les Françaises et les Français ont choisi d’exprimer pacifiquement leur refus de cette réforme, tant sur le fond que sur la méthode employée.

Pour toutes ces raisons, les députées et députés socialistes et apparentés sont intimement convaincus qu’il est impératif d’abroger l’injuste et brutale réforme des retraites d’avril 2023 ; ce grâce au présent amendement.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Audrey Abadie-Amiel LIOT Pour
Marie-José Allemand SOC Pour
Maxime Amblard RN Pour
Ségolène Amiot LFI-NFP Pour
Pouria Amirshahi EcoS Pour
Farida Amrani LFI-NFP Pour
Pieyre-Alexandre Anglade EPR Contre
Joël Aviragnet SOC Pour
Erwan Balanant Dem Contre
Philippe Ballard RN Pour
Géraldine Bannier Dem Contre
Fabrice Barusseau SOC Pour
Jean-Pierre Bataille LIOT Contre
Delphine Batho EcoS Pour
Marie-Noëlle Battistel SOC Pour
Laurent Baumel SOC Pour
Thibault Bazin DR Contre
Belkhir Belhaddad SOC Pour
Béatrice Bellamy HOR Contre
Lisa Belluco EcoS Pour
Thierry Benoit HOR Contre
Christophe Bentz RN Pour
Anne Bergantz Dem Contre
Guillaume Bigot RN Pour
Philippe Bolo Dem Contre
Philippe Bonnecarrère NI Contre
Émilie Bonnivard DR Contre
Élisabeth Borne EPR Abstention
Éric Bothorel EPR Contre
Mickaël Bouloux SOC Pour
Jean-Luc Bourgeaux DR Abstention
Louis Boyard LFI-NFP Pour
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Blandine Brocard Dem Contre
Anthony Brosse EPR Contre
Danielle Brulebois EPR Contre
Fabrice Brun DR Abstention
Joël Bruneau LIOT Contre
Stéphane Buchou EPR Contre
Françoise Buffet EPR Contre
Elie Califer SOC Pour
Céline Calvez EPR Contre
Colette Capdevielle SOC Pour
Pierre-Henri Carbonnel UDR Contre
Aymeric Caron LFI-NFP Pour
Sylvain Carrière LFI-NFP Pour
Eddy Casterman RN Pour
Paul Christophe HOR Contre
Éric Ciotti UDR Contre
Nathalie Coggia EPR Contre
Nathalie Colin-Oesterlé HOR Contre
Paul-André Colombani LIOT Pour
Caroline Colombier RN Pour
Éric Coquerel LFI-NFP Pour
Alexis Corbière EcoS Pour
François Cormier-Bouligeon EPR Contre
Mickaël Cosson Dem Contre
Jean-François Coulomme LFI-NFP Pour
Christelle D'Intorni UDR Contre
Nathalie Da Conceicao Carvalho RN Pour
Geneviève Darrieussecq Dem Contre
Hendrik Davi EcoS Pour
Arthur Delaporte SOC Pour
Stéphane Delautrette SOC Pour
Jocelyn Dessigny RN Pour
Dieynaba Diop SOC Pour
Fanny Dombre Coste SOC Pour
Peio Dufau SOC Pour
Alexandre Dufosset RN Pour
Alma Dufour LFI-NFP Pour
Gaëtan Dussausaye RN Pour
Iñaki Echaniz SOC Pour
Christine Engrand NI Pour
Karen Erodi LFI-NFP Pour
Romain Eskenazi SOC Pour
Frédéric Falcon RN Pour
Yannick Favennec-Bécot LIOT Contre
Emmanuel Fernandes LFI-NFP Pour
Marc Fesneau Dem Contre
Agnès Firmin Le Bodo HOR Contre
Guillaume Florquin RN Pour
Thierry Frappé RN Pour
Martine Froger SOC Pour
Jean-Luc Fugit EPR Contre
Denis Fégné SOC Pour
Perceval Gaillard LFI-NFP Pour
Camille Galliard-Minier EPR Contre
Marie-Charlotte Garin EcoS Pour
Guillaume Garot SOC Pour
Jonathan Gery RN Pour
Christian Girard RN Pour
Océane Godard SOC Pour
José Gonzalez RN Pour
Florence Goulet RN Pour
Géraldine Grangier RN Pour
Monique Griseti RN Pour
Justine Gruet DR Contre
Olivia Grégoire EPR Contre
Julien Guibert RN Pour
Jordan Guitton RN Pour
Steevy Gustave EcoS Pour
Félicie Gérard HOR Contre
David Habib LIOT Pour
Stéphane Hablot SOC Pour
Ayda Hadizadeh SOC Pour
Zahia Hamdane LFI-NFP Pour
Marine Hamelet RN Pour
Michel Herbillon DR Contre
Florence Herouin-Léautey SOC Pour
Sacha Houlié SOC Pour
Timothée Houssin RN Pour
Sébastien Humbert RN Pour
Sébastien Huyghe EPR Contre
Jean-Michel Jacques EPR Contre
Pascal Jenft RN Pour
Alexis Jolly RN Pour
Sylvie Josserand RN Pour
Sandrine Josso Dem Contre
Florence Joubert RN Pour
Chantal Jourdan SOC Pour
Guillaume Kasbarian EPR Contre
Fatiha Keloua Hachi SOC Pour
Andy Kerbrat LFI-NFP Pour
Loïc Kervran HOR Contre
Brigitte Klinkert EPR Contre
Tristan Lahais EcoS Pour
Maxime Laisney LFI-NFP Pour
Sandrine Lalanne EPR Contre
Benoît Larrouquis EPR Contre
Philippe Latombe Dem Contre
Michel Lauzzana EPR Contre
Sandrine Le Feur EPR Contre
Constance Le Grip EPR Contre
Annaïg Le Meur EPR Abstention
Christine Le Nabour EPR Contre
Marie Lebec EPR Contre
Karine Lebon GDR Pour
Élise Leboucher LFI-NFP Pour
Nadine Lechon RN Pour
Jean-Paul Lecoq GDR Pour
Vincent Ledoux EPR Contre
Jérôme Legavre LFI-NFP Pour
Sarah Legrain LFI-NFP Pour
Claire Lejeune LFI-NFP Pour
Gisèle Lelouis RN Pour
Bartolomé Lenoir UDR Contre
Murielle Lepvraud LFI-NFP Pour
Gérard Leseul SOC Pour
Katiana Levavasseur RN Pour
Laurent Lhardit SOC Pour
Julien Limongi RN Pour
Christine Loir RN Pour
Marie-France Lorho RN Pour
Philippe Lottiaux RN Pour
David Magnier RN Pour
Emmanuel Mandon Dem Contre
Christophe Marion EPR Contre
Sandra Marsaud EPR Contre
Patrice Martin RN Pour
Élisa Martin LFI-NFP Pour
Éric Martineau Dem Contre
Denis Masséglia EPR Contre
Damien Maudet LFI-NFP Pour
Kévin Mauvieux RN Pour
Graziella Melchior EPR Contre
Ludovic Mendes EPR Contre
Estelle Mercier SOC Pour
Marie Mesmeur LFI-NFP Pour
Sophie Mette Dem Contre
Manon Meunier LFI-NFP Pour
Pierre Meurin RN Pour
Maxime Michelet UDR Contre
Paul Midy EPR Contre
Laure Miller EPR Contre
Joséphine Missoffe EPR Contre
Christophe Mongardien EPR Contre
Yannick Monnet GDR Pour
Louise Morel Dem Contre
Serge Muller RN Pour
Joëlle Mélin RN Pour
Thomas Ménagé RN Pour
Jacques Oberti SOC Pour
Danièle Obono LFI-NFP Pour
Hubert Ott Dem Contre
Jimmy Pahun Dem Contre
Agnès Pannier-Runacher EPR Contre
Mathilde Panot LFI-NFP Pour
Sophie Pantel SOC Pour
Thierry Perez RN Pour
Frédéric Petit Dem Contre
Sébastien Peytavie EcoS Pour
Kévin Pfeffer RN Pour
Béatrice Piron HOR Contre
Christine Pirès Beaune SOC Pour
Marie Pochon EcoS Pour
Lisette Pollet RN Pour
Dominique Potier SOC Pour
Josy Poueyto Dem Contre
Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR Contre
Pierre Pribetich SOC Pour
Christophe Proença SOC Pour
Stéphane Rambaud RN Pour
Angélique Ranc RN Pour
Julien Rancoule RN Pour
Isabelle Rauch HOR Contre
Nicolas Ray DR Contre
Sandra Regol EcoS Pour
Matthias Renault RN Pour
Franck Riester EPR Contre
Catherine Rimbert RN Pour
Véronique Riotton EPR Pour
Charles Rodwell EPR Contre
Anne-Sophie Ronceret EPR Contre
Valérie Rossi SOC Pour
Claudia Rouaux SOC Pour
Béatrice Roullaud RN Pour
Aurélien Rousseau SOC Pour
Sandrine Rousseau EcoS Pour
Fabrice Roussel SOC Pour
Jean-François Rousset EPR Contre
Sophie-Laurence Roy RN Pour
Sandrine Runel SOC Pour
Marie Récalde SOC Pour
Anaïs Sabatini RN Pour
Alexandre Sabatou RN Pour
Arnaud Saint-Martin LFI-NFP Pour
Aurélien Saintoul LFI-NFP Pour
Emeric Salmon RN Pour
Isabelle Santiago SOC Pour
Anne Sicard RN Pour
Arnaud Simion SOC Pour
Danielle Simonnet EcoS Pour
Charles Sitzenstuhl EPR Contre
Bertrand Sorre EPR Contre
Thierry Sother SOC Pour
Ersilia Soudais LFI-NFP Pour
Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP Pour
Michèle Tabarot DR Contre
Jean-Pierre Taite DR Contre
Jean-Philippe Tanguy RN Pour
Liliana Tanguy EPR Contre
Jean Terlier EPR Contre
Prisca Thevenot EPR Contre
Nicolas Thierry EcoS Pour
Vincent Thiébaut HOR Contre
Mélanie Thomin SOC Pour
Lionel Tivoli RN Pour
Stéphane Travert EPR Contre
Nicolas Tryzna DR Contre
Vincent Trébuchet UDR Contre
Boris Vallaud SOC Pour
Roger Vicot SOC Pour
Annie Vidal EPR Contre
Jean-Pierre Vigier DR Abstention
Philippe Vigier Dem Contre
Corinne Vignon EPR Contre
Antoine Villedieu RN Pour
Lionel Vuibert NI Contre
Frédéric Weber RN Pour
Marc de Fleurian RN Pour
Constance de Pélichy LIOT Pour