l'amendement n° 1461 (rect.) de M. Coquerel à l'article 22 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).
AN 2 novembre 2026 — Rejeté · Scrutin public ordinaire
Fait partie de la loi : Projet de loi de finances pour 2027
Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
Exposé sommaire
Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).
Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de s'assurer d'un blocage direct du prix des péages autoroutiers plutôt que de prélever une modeste taxe à des entreprises qui puisent leur sur-rentabilité sur le dos des citoyens.
La mise à contribution renforcée de ces exploitants va dans le bon sens, mais ne change rien, dans l’immédiat, au prix payé par les automobilistes au péage. Or, c’est bien là que les choses se jouent concrètement pour le pouvoir d’achat des millions de Français qui empruntent quotidiennement ces axes pour se rendre au travail. En tout, le prix des péages a augmenté de près de 35 % depuis 2006, bien davantage que l’inflation et permet ainsi aux exploitants d’atteindre une rentabilité exceptionnelle avec des marges nettes de près de 40 %.
Les marges dégagées par ces hausses sont à la mesure de cette dérive : la branche autoroutière de Vinci affiche un chiffre d’affaires de 6,7 milliards d’euros en 2025, en hausse de 2,3 % pour un excédent brut d’exploitation de 4,8 milliards d’euros, soit une marge avoisinant 72 %.
Taxer cette rente a postériori, c’est accepter qu’elle continue de se former sur le dos des automobilistes avant d’en reverser une part à l’État. Mieux vaut s’attaquer directement à sa source et bloquer l’évolution des tarifs de péage, ce que nous proposons à travers cet amendement.
Répartition par parti
Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin