l'amendement n° 2496 de Mme Hignet à l'article 13 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).
AN 30 octobre 2026 — Rejeté · Scrutin public ordinaire
Fait partie de la loi : Projet de loi de finances pour 2027
Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
Exposé sommaire
Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).
Par cet amendement d’appel, faute de pouvoir financer un véritable droit au congé que nos agriculteurs méritent en raison de l’article 40, les députés du groupe LFI proposent de mieux couvrir les risques liés aux maladies et aux accidents du travail de nos agriculteurs en prenant en charge à 100% les coûts de remplacement et mettant un terme au plafond exprimé en jours pour bénéficier de ce crédit d’impôt.
À date, le crédit d’impôt remplacement permet à un agriculteur malade, ou victime d’un accident du travail, de couvrir 80 % de ses frais de remplacement pendant 17 jours, montant dont sera décompté tout jour de congé pris. Malheureusement, les maladies et les accidents du travail ont le mauvais goût d’arriver sans prévenir, et de nécessiter des soins et des arrêts extrêmement variables. Il est possible de ne pas nécessiter d’arrêt-maladie pendant cinq ans, mais de devoir impérativement s’arrêter trois mois l’année suivante. Aussi, ce seuil de 17 jours est artificiellement rigide, et menace la santé de nos agriculteurs.
Ainsi, faute de prise en charge suffisante et d'une durée raisonnable, beaucoup d’agriculteurs ne prennent pas de congés et continuent le travail malgré la maladie. C’est particulièrement le cas dans le cadre des maladies chroniques qui exigent souvent un suivi régulier au sein du système hospitalier et médical. La possibilité de prendre un arrêt-maladie permet à nos travailleurs d’être remis sur pied plus rapidement, et évite les drames provoqués par les maladies ignorées trop longtemps.
Nous demandons un engagement de l’État pour soutenir l’ouverture du dispositif de remboursement à 100 % des dépenses de remplacement à l’ensemble des paysan-nes devant cesser temporairement de travailler à la suite d’une maladie ou d’un accident du travail. Aujourd’hui, le remboursement est partiel, ne couvrant que 80 % des dépenses. Le coût du remplacement continue à être un obstacle au droit à la remise en bonne santé.
Nous devons inciter à s’arrêter lorsque la situation d’un travailleur l’exige, décision assurée par un médecin. Pour cela, il est nécessaire de réduire le reste à charge qui est trop souvent un obstacle insurmontable. C’est pourquoi nous préconisons une prise en charge à 100 % du remplacement pour les motifs de congé maladie ou d’accident du travail, tout en mettant un terme au plafond exprimé en jours par an.
Nous rappelons notre défense de la mise en place d’un véritable congé paysan, au même titre que les autres travailleurs.
Répartition par parti
Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin