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l'amendement n° 885 (rect.) du Gouvernement à l'article 3 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).

AN 9 juillet 2026 — Adopté · Scrutin public ordinaire

Fait partie de la loi : Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens

Président de séance

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Le présent amendement vise à permettre au préfet, saisi d’un procès-verbal de constatation du délit d’usage illicite de stupéfiants, de prononcer, à titre provisoire, une mesure de suspension administrative du permis de conduire. Pour tenir compte des observations formulées lors de l’examen en commission, il est proposé de mieux encadrer cette nouvelle prérogative confiée au préfet : la suspension ne pourra être prononcée qu’en cas d’usage réitéré de stupéfiants.

Cette mesure s’inscrit en cohérence avec l’article 6 du présent projet de loi, qui ajoute la peine de suspension judiciaire du permis de conduire à la liste des peines complémentaires encourues pour le délit d’usage illicite de stupéfiants.

En l’état du droit, l’article L. 224-7 du code de la route limite cette possibilité à la constatation d’infractions routières pour lesquelles la peine complémentaire de suspension du permis de conduire est encourue.

Or, dans un objectif de sécurité routière et au regard du danger que représentent pour les usagers de la route les consommateurs de stupéfiants qui seraient amenés à conduire, il apparaît nécessaire de permettre au préfet de prononcer une mesure de suspension administrative de leur permis de conduire. En effet, alors que 3 515 personnes sont décédées en 2025 sur les routes de France métropolitaine ou d’outre-mer, soit un bilan supérieur de 2,4 % par rapport à 2024, et que les stupéfiants sont cités chez 11 % des présumés responsables d’accidents mortels, cette mesure vise à répondre à un objectif évident de sécurité routière.

La possibilité de suspendre le permis en cas d’usage de stupéfiants sera laissée à l’appréciation du préfet dans le cadre de sa politique de lutte contre les stupéfiants. Il pourra notamment demander aux forces de sécurité intérieure de lui transmettre les AFD établies en matière d’usage de stupéfiants à l’encontre de publics prioritaires, tels que les jeunes, les consommateurs de drogues dites « dures » ou de synthèse, ou encore les professionnels de la route. In fine, la proportionnalité de la mesure et sa constitutionnalité sont garanties par l’absence de suspension automatique du permis de conduire.

Conformément aux articles L. 224-8 et L. 224-9 du code de la route, la durée de la suspension ne pourra excéder six mois et la suspension prendra fin lorsqu’une décision judiciaire prononçant une mesure restrictive du droit de conduire deviendra exécutoire. Par ailleurs, en cas d’ordonnance de non-lieu, de jugement de relaxe ou si la juridiction ne prononce pas de mesure restrictive du droit de conduire, cette mesure sera considérée comme non avenue.

Enfin, en application de l’article L. 224-16 du code de la route, le non-respect d’une décision notifiée à l’intéressé et prononçant à son encontre une suspension du permis de conduire sera puni de deux ans d’emprisonnement et de 4 500 euros d’amende.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Xavier Albertini HOR Pour
Pouria Amirshahi EcoS Contre
Pieyre-Alexandre Anglade EPR Contre
Shéhérazade Bentorki LFI-NFP Contre
Ugo Bernalicis LFI-NFP Contre
Benoît Blanchard HOR Pour
Christophe Blanchet Dem Absent
Manuel Bompard LFI-NFP Contre
Florent Boudié EPR Pour
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Anthony Brosse EPR Contre
Sylvain Carrière LFI-NFP Contre
Vincent Caure EPR Pour
Bérenger Cernon LFI-NFP Contre
Nathalie Coggia EPR Contre
Caroline Colombier RN Pour
Jean-François Coulomme LFI-NFP Contre
Pierrick Courbon SOC Contre
Michel Criaud HOR Abstention
Laurent Croizier Dem Pour
Catherine Dellong Meng RN Pour
Lionel Duparay DR Pour
Jérôme End DR Pour
Elsa Faucillon GDR Contre
Emmanuel Fouquart RN Pour
Charles Fournier EcoS Contre
Denis Fégné SOC Contre
Jonathan Gery RN Pour
Damien Girard EcoS Contre
Philippe Gosselin DR Pour
Jean-Carles Grelier Dem Pour
Olivia Grégoire EPR Pour
Julien Guibert RN Pour
Jordan Guitton RN Pour
Steevy Gustave EcoS Contre
Félicie Gérard HOR Pour
Marine Hamelet RN Pour
Timothée Houssin RN Pour
Sébastien Huyghe EPR Pour
Tiffany Joncour RN Pour
Guillaume Kasbarian EPR Contre
Andy Kerbrat LFI-NFP Contre
Philippe Latombe Dem Pour
Élise Leboucher LFI-NFP Contre
Jérôme Legavre LFI-NFP Contre
Laurent Lhardit SOC Contre
René Lioret RN Pour
Marie-France Lorho RN Pour
Marie-Philippe Lubet EPR Contre
David Magnier RN Pour
Claire Marais-Beuil RN Pour
Christophe Marion EPR Contre
Pierre Marle HOR Contre
Élisa Martin LFI-NFP Contre
Éric Martineau Dem Abstention
Kévin Mauvieux RN Pour
Nicolas Metzdorf EPR Contre
Laure Miller EPR Pour
Christophe Mongardien EPR Contre
Nathalie Oziol LFI-NFP Contre
Sophie Panonacle EPR Pour
Éric Pauget DR Pour
Christophe Plassard HOR Abstention
Lisette Pollet RN Pour
Véronique Riotton EPR Contre
Charles Rodwell EPR Pour
Vincent Rolland DR Pour
Anne-Sophie Ronceret EPR Contre
Fabrice Roussel SOC Contre
Jean-François Rousset EPR Contre
Laetitia Saint-Paul HOR Pour
Emeric Salmon RN Pour
Nicolas Sansu GDR Contre
Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP Contre
Andrée Taurinya LFI-NFP Contre
Michaël Taverne RN Pour
Jean Terlier EPR Abstention
Sabine Thillaye Dem Contre
Cyril Tribuiani RN Pour
Roger Vicot SOC Contre
Anne-Cécile Violland HOR Pour
Frédéric Weber RN Pour