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l'amendement n° 587 de M. Benbrahim à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

AN 18 juin 2025 — Rejeté · Scrutin public ordinaire

Présidente du groupe "Rassemblement National"

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés vise à poser notre vision de la place de la production électronucléaire dans notre mix électrique pour les 25 prochaines années. Celle-ci est le résultat des travaux menés depuis 18 mois par notre groupe sur la question du mix énergétique et présentés dans le cadre de notre stratégie énergétique pour la France le 4 juin dernier : https ://lessocialistes.fr/wp-content/uploads/2025/06/Dossier-e %CC %81nergie_VDef.pdf

Dans le monde qui a émergé de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine, nous avons pris conscience tardivement de la fragilité de nos économies et de l’enjeu stratégique fondamental que revêt notre autonomie énergétique, tant en matière de capacité d’approvisionnement que de prix. Un enjeu pour le pouvoir d’achat des ménages comme pour la compétitivité de nos économies et, en particulier, de nos industries. Face à la guerre froide économique engagée par la Russie, la Chine et désormais les États-Unis, l’Europe et, en son sein, la France, doivent urgemment se libérer de nos importations fossiles et ainsi de ces concurrents qui sont aussi nos fournisseurs.

Ce réveil représente une chance pour la transition écologique, tant il fait coïncider pour la première fois objectifs climatiques et économiques autour de l’enjeu de la décarbonation rapide de notre mix énergétique.

Les énergies renouvelables constituent la réponse la plus adéquate à ces enjeux de décarbonation en étant moins coûteuses que les infrastructures nucléaires nouvelles, plus rapidement et aisément déployables, en assurant une indépendance énergétique en matière de combustibles et en ayant une très faible empreinte carbone. Cependant, de par leur caractère intermittent (à l’exception des énergies hydrauliques), elle ne sont pas aussi pilotables et agiles que le nucléaire historique. Dès lors, l’atteinte d’un mix intégralement composé d’énergies renouvelables nécessite à la fois un déploiement important de ces énergies mais aussi une diversification de ces dernières ainsi que des technologies de stockage d’énergie et de pilotage du réseau permettant de neutraliser les effets de la variabilité de la production.

Dix ans après l’accord de Paris de 2015 sur le climat, la France demeure largement en retard sur ces objectifs. En 2023, la France était le seul État membre à ne pas avoir respecté les objectifs assignés par la Commission européenne en matière de développement des énergies renouvelables. Et si la France est historiquement un pays faiblement émetteur du fait de son important parc électronucléaire, en ayant trop souvent mobilisé cet argument comme excuse, ce retard n’est pas sans conséquence sur les choix énergétiques qui s’imposent aujourd’hui à nous.

En effet pour ce qui est de notre mix électrique, plus de 65 % de l’électricité produite en 2024 l’a été à partir de nos centrales nucléaires. Cependant, 32 des 57 réacteurs constituant ce parc dépasseront ou auront dépassé les 40 années d’exploitation commerciale en 2025, soit la durée maximale d’exploitation initialement prévue. Outre la question de leur nécessaire prolongation au-delà de cette durée de vie, déjà largement engagée pour la plupart d’entre eux, se pose la question de leur éventuel remplacement.

Alors qu’EDF estime pouvoir prolonger leur durée d’exploitation jusqu’à 60 années, ce qui fait l’objet d’une procédure d’évaluation en lien avec l’ASNR, d’importantes incertitudes existent au-delà. De plus, les difficultés rencontrées sur le parc historique ces dernières années, avec le problème de corrosion sous contrainte par exemple, laisse planer un risque que soient découvertes des défaillances critiques sur un ou plusieurs réacteurs d’une même génération qui pourraient remettre en cause la poursuite d’exploitation avant même cette échéance.

Dès lors, la question fondamentale est de savoir si à l’horizon 2040, où devrait débuter la sortie d’exploitation de ces 32 réacteurs, les énergies renouvelables auront été suffisamment développées pour prendre le relai du parc historique et si les technologies de pilotage du réseau et de stockage seront suffisamment matures pour assurer à tout moment, notre sécurité d’approvisionnement sur un réseau électrique très majoritairement constitué de renouvelables.

Le constat regrettable que nous faisons aujourd’hui est que le retard pris dans le développement des énergies renouvelables depuis dix ans et l’insuffisante maturité des technologies précitées ne permettent pas de nous en assurer. Dès lors, le lancement d’un nouveau programme électronucléaire de transition apparaît nécessaire afin de prévenir la survenue de « l’effet falaise » que constitue le calendrier de sortie du nucléaire historique et de maintenir un socle de capacités de production pilotable et robuste suffisant pour assurer la sécurité d’approvisionnement et la stabilité du réseau.

Le calibrage de ce nouveau programme électronucléaire doit impérativement être crédible et pertinent et ne pas relever d’une approche mystique du génie atomique. 

Il doit être crédible au regard des capacités industrielles, humaines et financières d’EDF. En effet, comme le rapport Folz en avait fait la démonstration, la politique du stop and go en matière nucléaire depuis 15 ans a considérablement affaibli la filière et entraîné une perte de compétences et de savoirs-faire dont la reconstitution sera longue. EDF aborde ce défi en étant en outre financièrement affaiblie par une dette importante (54,3 milliards d’euros fin 2023), dans un contexte de taux d’intérêts élevés et avec d’importants investissements à consentir sur le parc existant. Or, en février 2025, la Cour des comptes estimait à 79,9 milliards d’euros le coût de réalisation des trois premières paires d’EPR 2 déjà annoncées par le Président de la République.

Il doit être pertinent sur le prix afin que notre mix électrique soit celui qui permette d’offrir le prix le plus bas à nos concitoyens et le prix le plus compétitif à nos entreprises. Or, le prix du mégawattheure produit par un EPR 2 (125 € sur la base d’un seuil minimal de rentabilité de 4 %) est près de 50 % supérieur en moyenne à celui produit par les sources renouvelables et le double de celui du nucléaire historique (60,70 €), largement amorti. 

Dès lors, le format pertinent pour un nouveau programme est le plus petit nombre de nouveaux réacteurs qui permette d’apporter les avantages du nucléaire à notre mix (stabilité, prévisibilité, pilotabilité), en laissant les renouvelables former le gros du prix final avec le nucléaire historique plus récent. Cette sobriété relative revêt également un enjeu en matière d’anticipation de la production puis de l’entreposage et du stockage de déchets radioactifs.

Ce faisant, il nous apparaît que la cible de 8 nouveaux réacteurs électronucléaires soit 13,2 gigawatts de capacités nouvelles, correspondant pour l’essentiel au scenario que RTE avait désigné comme « N1 », est celle qui correspond le mieux à ce cahier des charges. 

S’agissant des petits réacteurs (small modular reactors ou SMR), cette technologie n’est pas réellement nouvelle puisqu’elle équipe depuis plus de 40 ans nos sous-marins et porte-avions à propulsion nucléaire avec les réacteurs à eau pressurisée K48, K15 et demain K22. Cependant, le rôle et les conditions d’exploitation en matière de sûreté et de sécurité de ces réacteurs militaires sont manifestement évidentes. 

Or, il n’existe aujourd’hui aucune doctrine d’emploi pour de tels réacteurs. S’agit-il de renforcer les capacités de production du réseau au travers de chaudières de moindre puissance mais aussi plus rapides et moins coûteuses à construire a priori, sur des centrales nucléaires existantes ? Ou s’agit-il de sources d’énergie permettant d’alimenter d’importantes plateformes industrielles électro-intensives (acier, pétrochimie et demain hydrogène bas-carbone). Dans le second cas, le plus probable, les enjeux de sûreté et de sécurité nucléaires propres à une installation nucléaire de base apparaissent difficiles à réconcilier avec la structuration des plateformes industrielles existantes. Les technologies retenues (eau pressurisée, sels fondus, métal liquide, etc.) supposeront par ailleurs des standards différents. En toute hypothèse, tout est à inventer avant de poser la question du nombre de SMR à produire.

Nous excluons donc toute cible quantifiée s’agissant du développement des SMR dont la pertinence économique et industrielle doit encore être démontrée et le cadre d’emploi précisé.

De manière plus générale, nous soutenons la poursuite de la recherche fondamentale et expérimentale en matière de nucléaire civil et, en particulier, sur la fusion nucléaire, mais ne souhaitons pas privilégier une technologie particulière dans la loi. Seul le produit de la recherche doit permettre de nous orienter vers la solution la plus pertinente. 

Ce faisant, le présent amendement pose donc comme objectifs pour notre politique nucléaire :

– le maintien de nos capacités actuelles jusqu’en 2035 par la prolongation à 60 années de la durée d’exploitation du parc historique ;

– le lancement d’un nouveau programme électronucléaire de 8 réacteurs d’ici 2035 dont six d’ici 2026 ;

– le maintien des installations de valorisation et de traitement du combustible nucléaire au-delà de 2040, dans la rédaction issue du Sénat ;

– le renforcement de la recherche et de l’innovation dans le domaine nucléaire mais en déliant les mains des industriels et acteurs de la recherche dans les choix technologiques.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Nadège Abomangoli LFI-NFP Contre
Laurent Alexandre LFI-NFP Contre
Henri Alfandari HOR Contre
Alexandre Allegret-Pilot Contre
Maxime Amblard RN Contre
David Amiel EPR Contre
Farida Amrani LFI-NFP Contre
Antoine Armand EPR Contre
Raphaël Arnault LFI-NFP Contre
Christine Arrighi EcoS Contre
Clémentine Autain EcoS Contre
Bénédicte Auzanot RN Contre
Philippe Ballard RN Contre
Christophe Barthès RN Contre
Fabrice Barusseau SOC Pour
Marie-Noëlle Battistel SOC Pour
Belkhir Belhaddad NI Contre
Lisa Belluco EcoS Contre
Karim Benbrahim SOC Pour
Christophe Bentz RN Contre
Anne Bergantz Dem Contre
Ugo Bernalicis LFI-NFP Contre
Théo Bernhardt RN Contre
Hervé Berville EPR Contre
Christophe Bex LFI-NFP Contre
Benoît Biteau EcoS Contre
Sophie Blanc RN Contre
Frédéric Boccaletti RN Contre
Philippe Bolo Dem Contre
Manuel Bompard LFI-NFP Contre
Philippe Bonnecarrère NI Contre
Nicolas Bonnet EcoS Contre
Jean-Yves Bony DR Contre
Pascale Bordes RN Contre
Éric Bothorel EPR Contre
Anthony Boulogne RN Contre
Mickaël Bouloux SOC Pour
Idir Boumertit LFI-NFP Contre
Manon Bouquin RN Contre
Jean-Luc Bourgeaux DR Contre
Jorys Bovet RN Contre
Jean-Michel Brard HOR Contre
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Blandine Brocard Dem Contre
Julien Brugerolles GDR Contre
Philippe Brun SOC Pour
Joël Bruneau LIOT Contre
Stéphane Buchou EPR Contre
Françoise Buffet EPR Contre
Jérôme Buisson RN Contre
Céline Calvez EPR Contre
Colette Capdevielle SOC Pour
Eléonore Caroit EPR Contre
Sylvain Carrière LFI-NFP Contre
Eddy Casterman RN Contre
Gabrielle Cathala LFI-NFP Contre
Jean-René Cazeneuve EPR Contre
François-Xavier Ceccoli DR Contre
Bernard Chaix Contre
Cyrielle Chatelain EcoS Contre
Sophia Chikirou LFI-NFP Contre
Hadrien Clouet LFI-NFP Contre
Caroline Colombier RN Contre
Éric Coquerel LFI-NFP Contre
Alexis Corbière EcoS Contre
Josiane Corneloup DR Contre
Jean-François Coulomme LFI-NFP Contre
Pierrick Courbon SOC Pour
Christelle D'Intorni UDR Contre
Nathalie Da Conceicao Carvalho RN Contre
Marie-Christine Dalloz DR Contre
Geneviève Darrieussecq Dem Contre
Romain Daubié Dem Contre
Sandra Delannoy Contre
Vincent Descoeur DR Contre
Edwige Diaz RN Contre
Aly Diouara LFI-NFP Contre
Nicolas Dragon RN Contre
Peio Dufau SOC Contre
Alexandre Dufosset RN Contre
Stella Dupont NI Contre
Gaëtan Dussausaye RN Contre
Aurélien Dutremble RN Contre
Iñaki Echaniz SOC Pour
Auguste Evrard RN Contre
Frédéric Falcon RN Contre
Olivier Fayssat Contre
Mathilde Feld LFI-NFP Contre
Marina Ferrari Dem Contre
Sylvie Ferrer LFI-NFP Contre
Jean-Marie Fiévet EPR Contre
Guillaume Florquin RN Contre
Thierry Frappé RN Contre
Jean-Luc Fugit EPR Contre
Denis Fégné SOC Pour
Marie-Charlotte Garin EcoS Contre
Guillaume Garot SOC Pour
Anne Genetet EPR Contre
Yoann Gillet RN Contre
Antoine Golliot RN Contre
José Gonzalez RN Contre
Guillaume Gouffier Valente EPR Contre
Florence Goulet RN Contre
Géraldine Grangier RN Contre
Olivia Grégoire EPR Contre
Jérôme Guedj SOC Pour
Clémence Guetté LFI-NFP Contre
Julien Guibert RN Contre
David Guiraud LFI-NFP Contre
Jordan Guitton RN Contre
Steevy Gustave EcoS Contre
Félicie Gérard HOR Contre
Ayda Hadizadeh SOC Pour
Marine Hamelet RN Contre
Céline Hervieu SOC Pour
Patrick Hetzel DR Contre
Mathilde Hignet LFI-NFP Contre
Emmanuelle Hoffman Contre
Timothée Houssin RN Contre
Sébastien Humbert RN Contre
Jérémie Iordanoff EcoS Contre
Laurent Jacobelli RN Contre
Pascal Jenft RN Contre
Alexis Jolly RN Contre
Tiffany Joncour RN Contre
Sylvie Josserand RN Contre
Florence Joubert RN Contre
Guillaume Kasbarian EPR Contre
Bastien Lachaud LFI-NFP Contre
Julie Laernoes EcoS Contre
Tristan Lahais EcoS Contre
Abdelkader Lahmar LFI-NFP Contre
Maxime Laisney LFI-NFP Contre
Thomas Lam HOR Contre
Hélène Laporte RN Contre
Philippe Latombe Dem Contre
Laure Lavalette RN Contre
Robert Le Bourgeois RN Contre
Sandrine Le Feur EPR Contre
Arnaud Le Gall LFI-NFP Contre
Constance Le Grip EPR Contre
Annaïg Le Meur EPR Contre
Marine Le Pen RN Contre
Élise Leboucher LFI-NFP Contre
Nadine Lechon RN Contre
Mathieu Lefèvre EPR Contre
Jérôme Legavre LFI-NFP Contre
Sarah Legrain LFI-NFP Contre
Claire Lejeune LFI-NFP Contre
Gisèle Lelouis RN Contre
Murielle Lepvraud LFI-NFP Contre
Roland Lescure EPR Absent
Katiana Levavasseur RN Contre
Julien Limongi RN Contre
Delphine Lingemann Dem Contre
René Lioret RN Contre
Eric Liégeon DR Contre
Christine Loir RN Contre
Aurélien Lopez-Liguori RN Contre
Alexandre Loubet RN Contre
David Magnier RN Contre
Sylvain Maillard EPR Contre
Claire Marais-Beuil RN Contre
Matthieu Marchio RN Contre
Bastien Marchive EPR Contre
Pascal Markowsky RN Contre
Patrice Martin RN Contre
Éric Martineau Dem Contre
Michèle Martinez RN Contre
Kévin Mauvieux RN Contre
Marianne Maximi LFI-NFP Contre
Stéphane Mazars EPR Contre
Laurent Mazaury LIOT Contre
Nicolas Meizonnet RN Contre
Marie Mesmeur LFI-NFP Contre
Manon Meunier LFI-NFP Contre
Pierre Meurin RN Contre
Éric Michoux Contre
Thibaut Monnier RN Contre
Louise Morel Dem Contre
Thomas Ménagé RN Contre
Christophe Naegelen LIOT Contre
Sandrine Nosbé LFI-NFP Contre
Jérôme Nury DR Contre
Jacques Oberti SOC Pour
Julien Odoul RN Contre
Julie Ozenne EcoS Contre
Mathilde Panot LFI-NFP Contre
Jérémie Patrier-Leitus HOR Contre
Thierry Perez RN Contre
Stéphane Peu GDR Abstention
Kévin Pfeffer RN Contre
Anna Pic SOC Pour
René Pilato LFI-NFP Contre
Christine Pirès Beaune SOC Pour
Lisette Pollet RN Contre
Dominique Potier SOC Pour
Pierre Pribetich SOC Pour
Christophe Proença SOC Pour
Angélique Ranc RN Contre
Julien Rancoule RN Contre
Isabelle Rauch HOR Contre
Jean-Claude Raux EcoS Contre
Nicolas Ray DR Contre
Sandra Regol EcoS Contre
Matthias Renault RN Contre
Sophie Ricourt Vaginay Contre
Franck Riester EPR Contre
Catherine Rimbert RN Contre
Valérie Rossi SOC Pour
Sandrine Rousseau EcoS Contre
Fabrice Roussel SOC Pour
Jean-François Rousset EPR Contre
Anaïs Sabatini RN Contre
Alexandre Sabatou RN Contre
Sébastien Saint-Pasteur SOC Pour
Laetitia Saint-Paul HOR Contre
Aurélien Saintoul LFI-NFP Contre
Emeric Salmon RN Contre
Philippe Schreck RN Contre
Sabrina Sebaihi EcoS Contre
Anne Sicard RN Contre
Arnaud Simion SOC Pour
Charles Sitzenstuhl EPR Contre
Thierry Sother SOC Pour
Ersilia Soudais LFI-NFP Contre
Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP Contre
Jean-Philippe Tanguy RN Contre
Andrée Taurinya LFI-NFP Contre
Matthias Tavel LFI-NFP Contre
Michaël Taverne RN Contre
Boris Tavernier EcoS Contre
Jean Terlier EPR Contre
Thierry Tesson RN Contre
Prisca Thevenot EPR Contre
Lionel Tivoli RN Contre
Stéphane Travert EPR Contre
Aurélie Trouvé LFI-NFP Contre
Boris Vallaud SOC Pour
Roger Vicot SOC Pour
Jean-Pierre Vigier DR Contre
Philippe Vigier Dem Contre
Corinne Vignon EPR Contre
Antoine Villedieu RN Contre
Dominique Voynet EcoS Contre
Frédéric Weber RN Contre
Éric Woerth EPR Contre
Marc de Fleurian RN Contre