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l'amendement n° 665 de M. Bernalicis de rétablissement de l'article 17 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).

AN 10 juillet 2026 — Rejeté

Fait partie de la loi : Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens

Président du groupe "Ensemble pour la République" Président du groupe "Droite Républicaine"

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Par cet amendement, les député.es de la France insoumise proposent de rétablir l'article 241-1 du code de la sécurité intérieure dans sa version préalable à l'adoption de la très liberticide loi dite "Sécurité globale" en 2021.

Notre groupe parlementaire s'était fermement opposé à l'article 21 du texte examiné, c'est-à-dire au fait que les policiers et gendarmes et les agents de police municipale puissent accéder aux images qu’ils enregistrent sur leur "caméra mobile" et que ces images puissent être « transmises en temps réel au poste de commandement ».

Les caméras-mobiles ne contribuent pas à une amélioration des relations police-population. Cet article illustrait déjà la conception qu'a ce Gouvernement du maintien de l'ordre, une conception répressive confirmée par le Schéma national, au détriment de la protection des personnes qui exercent leur droit de manifester.

Des conditions étaient déterminées dans la loi de 2016 qui a autorisé les policiers et les gendarmes à filmer leurs interventions par des caméra mobiles : l’agent portant la caméra ne pouvait pas accéder aux images et celles-ci ne pouvant être exploitées qu’a posteriori si nécessité. Il s'agissait de « garanties essentielles » précisait la CNIL dans son avis.

Sans surprise, cinq ans plus tard à peine, la loi Sécurité globale supprimait lesdites garanties essentielles. Et l'article initial du présent projet de loi, dont nous nous félicitons de la suppression par l'un de nos amendements, proposait d'étendre encore ce cadre légal, en donnant la possibilité aux agents des douanes d’utiliser ce type de caméras pour constater des infractions.

Depuis 2021, les agents ont donc accès aux images qu’ils ont enregistrées, qui ne sont plus seulement exploitées à posteriori mais aussi transmises en temps réel au poste de commandement.

La Quadrature du Net avait à juste titre souligné la gravité de cette disposition, dont le but était de permettre l’analyse automatisée et en temps réel des images, alors que la police est autorisée depuis 2012 à utiliser des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier une des 8 millions de photos déjà enregistrées dans le fichier de traitement des antécédents judiciaire (TAJ) sur n’importe quelle image dont elle dispose.

La loi Sécurité globale a donc ouvert à la reconnaissance faciale en temps réel, le centre de commandement pouvant informer en direct les agents de terrain sur l’identité des militant.e.s sur les lieux de la manifestation , déjà fichée dans le TAJ de manière légitime ou non, qui est un fichier que la police gère seule sans contrôle indépendant effectif. Ces dispositions ont participé à permettre à la police de placer ces personnes en garde à vue de manière préventive, de les fouiller sans aucune raison, dans un contexte de répression accrue des libertés de réunion, d'association...

Face aux dérives attendues de cette loi, nous proposons d'en supprimer les modifications concernant les caméras mobiles.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Xavier Albertini HOR Contre
Pouria Amirshahi EcoS Pour
Farida Amrani LFI-NFP Pour
Léa Balage El Mariky EcoS Pour
José Beaurain RN Contre
Karim Ben Cheikh EcoS Pour
Anne Bergantz Dem Contre
Ugo Bernalicis LFI-NFP Pour
Carlos Martens Bilongo LFI-NFP Pour
Benoît Blanchard HOR Contre
Christophe Blanchet Dem Absent
Florent Boudié EPR Contre
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Dorine Bregman SOC Pour
Anthony Brosse EPR Contre
Gabrielle Cathala LFI-NFP Pour
Vincent Caure EPR Contre
François-Xavier Ceccoli DR Contre
Jean-François Coulomme LFI-NFP Pour
Laurent Croizier Dem Contre
Edwige Diaz RN Contre
Elsa Faucillon GDR Pour
Charles Fournier EcoS Pour
Perceval Gaillard LFI-NFP Pour
Anne Genetet EPR Contre
Olivia Grégoire EPR Contre
Steevy Gustave EcoS Pour
Stéphane Hablot SOC Abstention
Zahia Hamdane LFI-NFP Pour
Catherine Ibled EPR Contre
Tiffany Joncour RN Contre
Andy Kerbrat LFI-NFP Pour
Sandrine Lalanne EPR Contre
Philippe Latombe Dem Contre
Annaïg Le Meur EPR Contre
Jérôme Legavre LFI-NFP Pour
Delphine Lingemann Dem Contre
Christine Loir RN Contre
Antoine Léaument LFI-NFP Pour
David Magnier RN Contre
Christophe Marion EPR Contre
Élisa Martin LFI-NFP Pour
Paul Midy EPR Contre
Christophe Mongardien EPR Contre
Serge Muller RN Contre
Danièle Obono LFI-NFP Pour
Nathalie Oziol LFI-NFP Pour
Astrid Panosyan-Bouvet EPR Contre
Maud Petit Dem Contre
Thomas Portes LFI-NFP Pour
Angélique Ranc RN Contre
Catherine Rimbert RN Contre
Charles Rodwell EPR Contre
Béatrice Roullaud RN Contre
Aurélien Taché LFI-NFP Pour
Andrée Taurinya LFI-NFP Pour
Michaël Taverne RN Contre
Roger Vicot SOC Pour