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Transparence parlementaire · Assemblée nationale & Sénat

l'amendement n° 86 de M. Ceccoli à l'article unique du projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République (première lecture).

AN 18 juin 2026 — Rejeté

Fait partie de la loi : Projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République

Président du groupe "Droite Républicaine"

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Le cycle de réformes institutionnelles engagé en Corse voilà plus de quarante-cinq ans a conduit au renforcement constant des prérogatives et compétences exercées par la région. Cette concentration de pouvoir est vécue par un grand nombre de communes et d’édiles comme une forme de sujétion à l’échelon régional, ce qui a conduit certains observateurs à dire que les maires corses étaient les maires les moins autonomes de France.Le présent amendement, élaboré en lien avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité, a pour objet de compléter les limites assignées aux habilitations susceptibles d’être consenties à la collectivité de Corse dans le cadre du pouvoir d’adaptation et du pouvoir normatif propre prévus par les troisième et quatrième alinéas de l’article unique, en prévoyant expressément que ces habilitations ne peuvent porter atteinte à la libre administration des autres collectivités territoriales de l’île.

Certes, l’exposé des motifs du projet de loi constitutionnelle indique que les habilitations ne pourront ni se traduire par un pouvoir de tutelle sur une autre collectivité, ni porter sur les matières relevant des compétences du bloc communal.Mais cette garantie, énoncée dans un document dépourvu de toute portée normative, ne lie ni le législateur organique ni les autorités chargées du contrôle des normes prises sur habilitation. Seule son inscription dans le texte même de la Constitution lui confère force obligatoire et fonde le contrôle exercé, en application du présent alinéa, par le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel.

Il s’agit ainsi de garantir le rôle et la place des communes de Corse :– le respect de leur existence et de la liberté communale : principes de subsidiarité, de non-tutelle, de libre administration ; le maintien de leur capacité à exercer leurs compétences dans les domaines reconnus par la loi, et l’assurance de conserver leurs ressources et leurs moyens, notamment financiers et fiscaux.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Philippe Ballard RN Contre
Théo Bernhardt RN Contre
Sylvain Berrios HOR Contre
Benoît Blanchard HOR Contre
Florent Boudié EPR Contre
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Anthony Brosse EPR Contre
Philippe Brun SOC Pour
Françoise Buffet EPR Contre
Pierre Cazeneuve EPR Contre
François-Xavier Ceccoli DR Pour
Alexis Corbière EcoS Contre
Nathalie Da Conceicao Carvalho RN Contre
Peio Dufau SOC Contre
Iñaki Echaniz SOC Contre
Marc Ferracci EPR Contre
Charles Fournier EcoS Contre
Thierry Frappé RN Contre
Bruno Fuchs Dem Contre
Jean-Luc Fugit EPR Contre
Julien Gabarron RN Contre
Marie-Charlotte Garin EcoS Contre
Perrine Goulet Dem Contre
Olivia Grégoire EPR Contre
Steevy Gustave EcoS Contre
Félicie Gérard HOR Contre
Brigitte Klinkert EPR Contre
Thomas Lam HOR Contre
Hélène Laporte RN Contre
Corentin Le Fur DR Pour
Laurent Marcangeli HOR Contre
Pierre Marle HOR Contre
Jean-Paul Mattei Dem Contre
Paul Molac LIOT Contre
Charlotte Parmentier-Lecocq HOR Contre
Jérémie Patrier-Leitus HOR Contre
Stéphane Rambaud RN Contre
Julien Rancoule RN Contre
Jean-Claude Raux EcoS Contre
Sandra Regol EcoS Contre
Laurence Robert-Dehault RN Contre
Vincent Rolland DR Pour
Jean-Louis Roumégas EcoS Contre
Emeric Salmon RN Contre
Anne Sicard RN Contre
Sabine Thillaye Dem Contre