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l'amendement n° 194 de M. Coulomme après l'article 37 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

AN 18 décembre 2025 — Rejeté · Scrutin public ordinaire

Président du groupe "Ensemble pour la République"

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Par cet amendement, le groupe la France insoumise demande au Gouvernement la remise d'un rapport aux parlementaires détaillant l'ensemble des dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme au cours de grands événements et grands rassemblements prévues par le code de la sécurité intérieure. Ce rapport examine également leur inflation dans le temps.

Nous considérons que le CSI dispose déjà d'un très large arsenal de dispositions, qui n'ont fait que s'additionner ces dix dernières années sous prétexte de "lutte contre le terrorisme".

Cet article 34 qui crée un nouveau régime pérenne d'interdiction administrative de paraître dans les lieux où se déroulent de grands événéments (fan-zones comprises) pour des personnes jugées "dangereuses" même si elles n'ont jamais été condamnées, s'inscrit pleinement dans cette tendance délétère.

Pourtant il est déjà possible pour le ministère de l'intérieur d'édicter des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas), qui lui permettent d’assigner des périmètres de circulation restreints à des individus jugés dangereux pour une durée pouvant aller jusqu’à trois mois, y compris lorsque ces derniers n'ont jamais fait l'objet d'une condamnation.

Créé par la loi antiterroriste de 2017, ce cadre déjà très répressif s'est largement durci ces dernières années. Depuis 2021, une Micas peut être assortie d'une interdiction de paraître dans un ou plusieurs lieux déterminés se trouvant à l'intérieur dudit périmètre et "dans lesquels se tient un événement exposé, par son ampleur ou ses circonstances particulières, à un risque de menace terroriste." Soit l'équivalent des assignations à résidence prises dans le cadre de l'état d'urgence.

Outre les Micas, l'article L211-11-1 du CSI dispose que dans le cadre d'un "grand événement exposés à un risque d'actes de terrorisme en raison de sa nature et de l'ampleur de sa fréquentation" et de sa préparation, l'accès de toute personne qui n’est pas spectatrice, à tout ou partie des établissements et installations désignés par décret, est soumis à une autorisation de son organisateur après avis conforme de l’autorité administrative.

Une personne peut donc déjà être exclue d'un tel événement ou rassemblement à terme d’un avis défavorable s’il ressort de l’enquête administrative que son comportement ou agissements “sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat”.

Depuis la loi du 19 mai 2023 relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et portant diverses autres dispositions, cet article a été élargi aux personnes souhaitant accéder aux "fan-zones" soient les grands rassemblements de personnes ayant pour objet d'assister à la retransmission des événements.

Le nouveau régime d'interdiction de paraître ici proposé va encore plus loi : il pourrait cette fois concerner toute personne dont il existe des "raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité publique", alors que cette notion ne recouvre aucune définition légale. Il n'est limité ni dans le temps ni dans l'espace mais s'appliquerait à tous les lieux dans lesquels se tient un "grand évènement" ou "grand rassemblement", soit des notions définies au cas par cas et par décret.

Nous nous opposons à cette énième tentative de restreindre la liberté fondamentale de circuler librement, sur la seule base d’un soupçon administratif. Nous exigeons un état des lieux des évolutions législatives et réglementaires en la matière.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Géraldine Bannier Dem Contre
Valérie Bazin-Malgras DR Contre
Belkhir Belhaddad SOC Abstention
Béatrice Bellamy HOR Contre
Karim Ben Cheikh EcoS Pour
Christophe Bentz RN Contre
Théo Bernhardt RN Contre
Philippe Bonnecarrère NI Contre
Émilie Bonnivard DR Contre
Manon Bouquin RN Contre
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Anthony Brosse EPR Contre
Joël Bruneau LIOT Contre
Françoise Buffet EPR Contre
Yannick Chenevard EPR Contre
Sébastien Chenu RN Absent
Jean-François Coulomme LFI-NFP Pour
Pierrick Courbon SOC Abstention
Michel Criaud HOR Contre
Romain Daubié Dem Contre
Arthur Delaporte SOC Abstention
Benjamin Dirx EPR Contre
Virginie Duby-Muller DR Contre
Emmanuel Fernandes LFI-NFP Pour
Olga Givernet EPR Contre
Guillaume Gouffier Valente EPR Contre
Steevy Gustave EcoS Pour
Mathilde Hignet LFI-NFP Pour
Catherine Ibled EPR Contre
Alexis Jolly RN Contre
Sandrine Josso Dem Contre
Sandrine Lalanne EPR Contre
Thomas Lam HOR Contre
Philippe Latombe Dem Contre
Sandrine Le Feur EPR Contre
Sarah Legrain LFI-NFP Pour
Didier Lemaire HOR Contre
Laurent Lhardit SOC Abstention
Claire Marais-Beuil RN Contre
Matthieu Marchio RN Contre
Christophe Marion EPR Contre
Élisa Martin LFI-NFP Pour
Éric Martineau Dem Contre
Graziella Melchior EPR Contre
Sophie Mette Dem Contre
Christelle Minard DR Contre
Jacques Oberti SOC Abstention
Danièle Obono LFI-NFP Pour
Hubert Ott Dem Contre
Julie Ozenne EcoS Pour
Sophie Pantel SOC Abstention
Frédéric Petit Dem Contre
Sébastien Peytavie EcoS Pour
Thomas Portes LFI-NFP Pour
Alexandre Portier DR Contre
Christophe Proença SOC Abstention
Jean-Claude Raux EcoS Pour
Matthias Renault RN Contre
Véronique Riotton EPR Contre
Vincent Rolland DR Contre
Valérie Rossi SOC Abstention
Aurélien Saintoul LFI-NFP Pour
Emeric Salmon RN Contre
Isabelle Santiago SOC Abstention
Charles Sitzenstuhl EPR Contre
Bertrand Sorre EPR Contre
Liliana Tanguy EPR Contre
Éric Woerth EPR Contre