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l'amendement n° 1702 de M. Le Coq après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

AN 3 novembre 2025 — Rejeté · Scrutin public ordinaire

Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Par cet amendement, les députés LFI entendent prélever à la source les plus-values mobilières, au même titre que le revenu !

Lorsqu'un contribuable réalise un gain sur un investissement financier, comme la vente d'actions avec profit, ce gain est théoriquement soumis à l'impôt sur les plus-values, soit l’impôt sur le revenu, ou la « flat tax ».

Mais cet impôt ne sera réglé en France que lorsque que le spéculateur retirera son argent de son portefeuille boursier, la plupart du temps un plan d’épargne en actions (PEA). Une telle structure d'imposition pose problème à plusieurs titres :- Le budget de l'Etat n'est pas abondé à la mesure de ce qu'il devrait être : le retrait de l’argent d'un portefeuille boursier est une action hypothétique, de nombreux acteurs financiers conservent leur épargne sous cette forme tout au long de leur vie, sans jamais y toucher.- Ce mécanisme d'imposition désincite fortement à retirer son argent d'un PEA, pour le réinjecter dans l'économie réelle, puisque c'est à ce moment que la taxe actuelle sur les plus-values s'applique. En conséquence, les gains financiers ne sont pas réinjectés dans l'économie réelle, et la sphère financière capte de plus en plus d'argent, ce qui alimente les bulles spéculatives.- Enfin, une part importante des placements en bourses dans les portefeuilles des agents ne sont ni plus ni moins que la propriété de l'Etat, puisque ces sommes correspondent aux impôts sur les plus-values qui devront théoriquement être acquittés un jour ou l'autre. Or, l'Etat n'a en rien accès à cet argent qui devrait être mobilisé pour assurer la continuité et l'amélioration des services publics.

Il est d’ailleurs dramatique que ces moyens, qui appartiennent virtuellement à l’Etat et sont réalloué dans la finance, contraignent l’Etat à émettre plus de bons du Trésor, créant ainsi les débouchés des sommes qui lui sont soustraites. Si les gouvernements macronistes se sont bornés à emprunter aux plus riches l’argent que l’Etat devrait leur prélever, ce n’est pas notre cas.

Nous proposons donc de mettre en œuvre l’une des propositions du rapport Mattei Sansu sur la fiscalité du patrimoine. Dans leur rapport, les rapporteurs Mattei et Sansu indiquaient que cette exclusion des plus-values mobilières du champ de la retenue à la source applicable au PFU se justifie par leur caractère irrégulier et les modalités complexes de calcul de la plus-value taxable. Le contribuable a par exemple la faculté d’imputer les moins-values mobilières au titre d’une année sur les plus-values de cette année, ou bien encore de les reporter sur une année suivante.

Pour que l’extension du prélèvement à la source soit réellement une source de simplification pour le contribuable et soit également avantageuse pour l’Etat (en trésorerie et en valeur absolue), il est proposé de combiner cette mise en place d’une retenue à la source sur les plus-values mobilières avec la fin de la possibilité d’imputation des moins-values sur les plus-values ainsi qu’avec la fin de l’abattement associé à la durée de détention. L’absence d’imputation des moins-values sur les plus-values existe déjà en matière de plus-values immobilières (en application de l’article 150 VD du CGI), et il s’agirait d’une transposition permettant de rapprocher les modalités d’imposition de ces deux types de plus-values.

Pour toutes ces raisons, nous proposons donc d'opérer un prélèvement à la source des plus-values mobilières, afin que l'Etat prenne sa juste part des plus-values financières, et soit en mesure de financer la transition écologique et la solidarité nationale.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Laurent Alexandre LFI-NFP Pour
Maxime Amblard RN Contre
David Amiel EPR Absent
Valérie Bazin-Malgras DR Contre
José Beaurain RN Contre
Christophe Bex LFI-NFP Pour
Guillaume Bigot RN Contre
Frédéric Boccaletti RN Contre
Arnaud Bonnet EcoS Pour
Sylvie Bonnet DR Contre
Éric Bothorel EPR Contre
Mickaël Bouloux SOC Pour
Bertrand Bouyx HOR Contre
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Maud Bregeon EPR Absent
Danielle Brulebois EPR Contre
Philippe Brun SOC Pour
Pierre-Henri Carbonnel UDR Contre
Eléonore Caroit EPR Absent
Sylvain Carrière LFI-NFP Pour
Vincent Caure EPR Contre
Lionel Causse EPR Contre
Bérenger Cernon LFI-NFP Pour
Sébastien Chenu RN Absent
Bruno Clavet RN Contre
Caroline Colombier RN Contre
Éric Coquerel LFI-NFP Pour
Mickaël Cosson Dem Contre
Geneviève Darrieussecq Dem Contre
Arthur Delaporte SOC Abstention
Jocelyn Dessigny RN Contre
Edwige Diaz RN Contre
Nicolas Dragon RN Contre
Peio Dufau SOC Pour
Iñaki Echaniz SOC Pour
Olivier Fayssat UDR Contre
Mathilde Feld LFI-NFP Pour
Marina Ferrari Dem Absent
Sylvie Ferrer LFI-NFP Pour
Guillaume Florquin RN Contre
Nicolas Forissier DR Absent
Emmanuel Fouquart RN Contre
Denis Fégné SOC Pour
Perceval Gaillard LFI-NFP Pour
Frank Giletti RN Contre
Antoine Golliot RN Contre
José Gonzalez RN Contre
Olivia Grégoire EPR Contre
Frantz Gumbs Dem Contre
Félicie Gérard HOR Contre
Ayda Hadizadeh SOC Pour
Mathilde Hignet LFI-NFP Pour
Sébastien Humbert RN Contre
Tiffany Joncour RN Contre
Chantal Jourdan SOC Pour
Philippe Juvin DR Contre
Marietta Karamanli SOC Pour
Brigitte Klinkert EPR Contre
Tristan Lahais EcoS Pour
Thomas Lam HOR Contre
Robert Le Bourgeois RN Contre
Aurélien Le Coq LFI-NFP Pour
Corentin Le Fur DR Contre
Anne Le Hénanff HOR Absent
Pascal Lecamp Dem Contre
Mathieu Lefèvre EPR Absent
Sarah Legrain LFI-NFP Pour
Claire Lejeune LFI-NFP Pour
Stéphane Lenormand LIOT Contre
Roland Lescure EPR Absent
Julien Limongi RN Contre
Eric Liégeon DR Contre
Philippe Lottiaux RN Contre
Alexandre Loubet RN Contre
David Magnier RN Contre
Sylvain Maillard EPR Contre
Claire Marais-Beuil RN Contre
Patrice Martin RN Contre
Éric Martineau Dem Contre
Denis Masséglia EPR Contre
Jean-Paul Mattei Dem Contre
Kévin Mauvieux RN Contre
Sophie Mette Dem Contre
Frédérique Meunier DR Contre
Pierre Meurin RN Contre
Maxime Michelet UDR Contre
Paul Midy EPR Contre
Thibaut Monnier RN Contre
Naïma Moutchou HOR Absent
Serge Muller RN Contre
Jacques Oberti SOC Abstention
Jimmy Pahun Dem Contre
Laurent Panifous LIOT Absent
Sophie Pantel SOC Pour
Jérémie Patrier-Leitus HOR Contre
Thierry Perez RN Contre
Sébastien Peytavie EcoS Pour
René Pilato LFI-NFP Pour
François Piquemal LFI-NFP Pour
Lisette Pollet RN Contre
Thomas Portes LFI-NFP Pour
Stéphane Rambaud RN Contre
Julien Rancoule RN Contre
Stéphanie Rist EPR Absent
Laurence Robert-Dehault RN Contre
Valérie Rossi SOC Pour
Jean-Louis Roumégas EcoS Abstention
François Ruffin EcoS Pour
Anaïs Sabatini RN Contre
Alexandre Sabatou RN Contre
Arnaud Saint-Martin LFI-NFP Pour
Emeric Salmon RN Contre
Anne Sicard RN Contre
Danielle Simonnet EcoS Pour
Charles Sitzenstuhl EPR Contre
Ersilia Soudais LFI-NFP Pour
Jean-Philippe Tanguy RN Contre
Thierry Tesson RN Contre
Prisca Thevenot EPR Contre
Boris Vallaud SOC Pour
Paul Vannier LFI-NFP Pour
Roger Vicot SOC Pour
Corinne Vignon EPR Contre
Anne-Cécile Violland HOR Contre
Dominique Voynet EcoS Abstention
Éric Woerth EPR Contre
Charles de Courson LIOT Contre
Marc de Fleurian RN Contre