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l'amendement n° 34 de M. Boyard à l'article premier du projet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l'emploi des salariés expérimentés et relatif à l'évolution du dialogue social (première lecture).

AN 3 juillet 2025 — Rejeté · Scrutin public ordinaire

Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Par cet amendement, le groupe LFI-NFP propose de prévoir des sanctions afin de garantir que les engagements pris par les employeurs sont effectivement tenus. Cette sanction devant être au plus de 1% du chiffre d'affaires.

Ce projet de loi pose le principe de négociations triennales sur l'emploi des séniors, à l'échelle de la branche, devant être déclinées au sein des grandes entreprises.

Cependant, aucune sanction ne vient garantir la présence ou l'application d'un accord. Pire encore, l'employeur est autorisé à imposer un document qu'il n'est même pas tenu de respecter par la suite !

Ce refus de contraindre les employeurs est d'autant plus inacceptable qu'ils discriminent largement les travailleurs séniors. Ainsi, ils sont plus souvent licenciés que dans d'autres pays. Ils sont fortement pénalisés dans les recrutements en pesant 6% des recrutements pour 17% des actifs.

L'accès à l'emploi durable se dégrade sensiblement entre 50 ans et 56 ans, avec une baisse de 5 points des chances de retrouver un emploi durable en comparaison d'un travailleur ayant entre 40 ans et 49 ans. Cette dégradation est de plus en plus marquée à mesure que l'âge augmente (Unédic, 2024).

Entre 55 ans et 61 ans, 1 travailleur sur 5 n'est ni en emploi ni en retraite (NER) et 45% de ces travailleurs séniors NER le sont pour une raison de santé ou un handicap. Ces séniors sont maintenus dans un sas de précarité comme en témoigne leur durée moyenne d'inscription à France Travail, de 517 jours, quand elle est de 326 jours pour la population générale des privés d'emploi inscrits à France Travail (France Travail, 2025) ou le fait que près de 30% des séniors inscrits à l'assurance chômage la quittent pour prendre leur retraite (Unédic, 2024).

Pour ces salariés, la solution n'est pas dans la création d'un énième contrat d'exception ou dans l'organisation de négociations conduisant à des déclarations non contraignantes pour l'employeur. Il faut d'abord abroger la retraite à 64 ans et aller vers un retour à 60 ans. Il est également nécessaire de contraindre les employeurs à revoir leur organisation du travail et à améliorer les conditions de travail, pour préserver la santé de tous les travailleurs et notamment des séniors.

Les travailleurs doivent se saisir de ces espaces de négociation, à l'échelle de la branche et à l'échelle de l'entreprise, pour imposer ces mesures essentielles : de non discrimination, d'aménagement des fins de carrière dont la baisse du temps de travail avec maintien des revenus, de prise de contrôle sur l'organisation et les conditions de travail, de respect de la santé et de prévention vis-à-vis des risques professionnels.

Afin de réellement permettre que ces négociations existent, qu'elles se fassent sans mauvaise volonté de l'employeur et dans l'intérêt des travailleurs séniors, nous proposons que l'absence d'un accord ou le non respect de cet accord exposent l'employeur à une pénalité de 1% de son chiffre d'affaires.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Ségolène Amiot LFI-NFP Pour
Bénédicte Auzanot RN Contre
Erwan Balanant Dem Contre
Géraldine Bannier Dem Contre
Christophe Barthès RN Contre
Anne Bergantz Dem Contre
Louis Boyard LFI-NFP Pour
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Françoise Buffet EPR Contre
Gabrielle Cathala LFI-NFP Pour
Bérenger Cernon LFI-NFP Pour
Cyrielle Chatelain EcoS Pour
Paul Christophe HOR Contre
Hadrien Clouet LFI-NFP Pour
Arthur Delaporte SOC Contre
Stella Dupont NI Contre
Gaëtan Dussausaye RN Contre
Olivier Fayssat Contre
Mathilde Feld LFI-NFP Pour
Marina Ferrari Dem Contre
Emmanuel Fouquart RN Contre
Denis Fégné SOC Contre
Océane Godard SOC Contre
José Gonzalez RN Contre
Félicie Gérard HOR Contre
Patrick Hetzel DR Contre
Jérémie Iordanoff EcoS Pour
Tiffany Joncour RN Contre
Marietta Karamanli SOC Pour
Brigitte Klinkert EPR Contre
Thomas Lam HOR Contre
Nadine Lechon RN Contre
Murielle Lepvraud LFI-NFP Pour
Christine Loir RN Contre
David Magnier RN Contre
Claire Marais-Beuil RN Contre
Éric Martineau Dem Contre
Nicolas Meizonnet RN Contre
Marie Mesmeur LFI-NFP Pour
Sophie Mette Dem Contre
Joséphine Missoffe EPR Contre
Louise Morel Dem Contre
Naïma Moutchou HOR Absent
Jacques Oberti SOC Contre
Jimmy Pahun Dem Contre
Frédéric Petit Dem Contre
Anna Pic SOC Contre
Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR Contre
Jean-Louis Roumégas EcoS Pour
Jean-François Rousset EPR Contre
Sandrine Runel SOC Contre
Anaïs Sabatini RN Contre
Alexandre Sabatou RN Contre
Nicolas Sansu GDR Pour
Charles Sitzenstuhl EPR Contre
Ersilia Soudais LFI-NFP Pour
Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP Pour
Sophie Taillé-Polian EcoS Pour
Romain Tonussi RN Contre
Nicolas Turquois Dem Contre
Stéphane Viry LIOT Contre
Lionel Vuibert NI Contre
Frédéric Weber RN Contre
Marc de Fleurian RN Contre