Qui Vote Quoi

Transparence de la vie politique · Assemblée nationale, Sénat, Parlement européen & élus locaux

l'amendement n° 126 rectifié du Gouvernement à l'article 10 du projet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l'emploi des salariés expérimentés et relatif à l'évolution du dialogue social (première lecture).

AN 3 juillet 2025 — Adopté · Scrutin public ordinaire

Président du groupe "Ensemble pour la République"

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Le 10 avril 2025, le Gouvernement a invité les partenaires sociaux à poursuivre les négociations qui avaient précédemment été engagées sur le fondement du document d’orientation du 22 novembre 2023 en matière de transitions professionnelles des actifs qu’elles soient internes ou externes à l’entreprise.  De plus, il a été proposé aux partenaires sociaux de réformer les dispositifs existants afin de les rendre plus incitatifs et plus lisibles pour les actifs comme pour les employeurs.

 

Un accord national interprofessionnel (ANI) a été signé en juin 2025 par les organisations professionnelles d’employeurs (MEDEF, CPME, U2P) et quatre des cinq organisations syndicales de salariés (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) représentatives au niveau national et interprofessionnel.

 

Parmi les objectifs de cet accord, figure la mise en place d’un nouveau dispositif de reconversion professionnelle pour faciliter les transitions professionnelles externes et internes des salariés. Ce nouveau dispositif, qui se veut plus simple et plus efficace, fusionne les dispositifs de Transitions collectives et de reconversion et promotion par l’alternance (Pro-A).

 

Le présent amendement transpose ainsi les articles 4.3 et 4.4 de l’accord afin de permettre aux salariés de bénéficier d’un dispositif de reconversion professionnelle simplifié à l’initiative de l’entreprise. Ce dispositif, dénommé « période de reconversion », est financé par l’opérateur de compétences et vise l’obtention d’une certification professionnelle, d’un certificat de qualification professionnelle ou d’un ou plusieurs blocs de compétences. Le salarié peut dans ce cadre mobiliser son CPF dans la limite de 50% des droits inscrits en cas de reconversion interne et 100% en cas de reconversion externe.

 

Dans le cadre de ce parcours, le salarié bénéficie d’actions de formation. Il peut également bénéficier de l'acquisition d'un savoir-faire par l'exercice d’une activité en entreprise. La reconversion peut être mise en œuvre soit au sein de l’entreprise (reconversion interne), soit dans une autre entreprise (reconversion externe).

 

Dans les deux cas, un accord écrit est nécessaire afin notamment d’organiser les modalités de la période de reconversion, notamment la durée. Lorsqu’il s’agit d’une reconversion externe à l’entreprise, le salarié identifie une entreprise d’accueil, son contrat de travail avec l’entreprise initiale est suspendu et un contrat de travail à durée déterminée ou indéterminée est conclu avec l’entreprise d’accueil. Le salarié bénéficie d’un droit de retour dans son entreprise initiale pendant la durée de sa période d’essai. A l’issue, son contrat de travail est rompu s’il ne souhaite pas réintégrer son entreprise d’accueil dans le cadre d’une rupture conventionnelle individuelle.

 

Un accord de branche peut prévoir les modalités de mise en œuvre des périodes de reconversion, mais il ne conditionne pas la possibilité de bénéficier du dispositif.

 

Les entreprises de 300 salariés et plus doivent disposer d’un accord collectif conclu à leur niveau pour y recourir, tandis que pour les entreprises entre 50 et 299 salariés, il sera possible de se fonder sur une décision unilatérale de l’employeur en cas d’échec de la négociation préalable. Pour les entreprises de moins de 50 salariés, le dispositif pourra être mis en place par décision unilatérale sans obligation de négociation préalable.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Nadège Abomangoli LFI-NFP Contre
Gabriel Amard LFI-NFP Contre
Ségolène Amiot LFI-NFP Contre
Christophe Barthès RN Pour
Béatrice Bellamy HOR Pour
Christophe Bentz RN Pour
Anne Bergantz Dem Pour
Sylvain Berrios HOR Pour
Guillaume Bigot RN Pour
Carlos Martens Bilongo LFI-NFP Contre
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Xavier Breton DR Pour
Elie Califer SOC Pour
Eddy Casterman RN Pour
Gabrielle Cathala LFI-NFP Contre
Vincent Caure EPR Pour
Paul Christophe HOR Pour
François Cormier-Bouligeon EPR Pour
Arthur Delaporte SOC Pour
Nicolas Dragon RN Pour
Gaëtan Dussausaye RN Pour
Olivier Fayssat Pour
Mathilde Feld LFI-NFP Contre
Nicolas Forissier DR Pour
Emmanuel Fouquart RN Pour
Jean-Luc Fugit EPR Pour
Perceval Gaillard LFI-NFP Contre
Océane Godard SOC Pour
Philippe Gosselin DR Pour
Jérôme Guedj SOC Pour
Clémence Guetté LFI-NFP Absent
Marine Hamelet RN Pour
Catherine Hervieu EcoS Contre
Mathilde Hignet LFI-NFP Contre
Tiffany Joncour RN Pour
Philippe Juvin DR Pour
Thomas Lam HOR Pour
Christine Le Nabour EPR Pour
Roland Lescure EPR Pour
Patrice Martin RN Pour
Nicolas Meizonnet RN Pour
Sophie Mette Dem Pour
Joséphine Missoffe EPR Pour
Louise Morel Dem Pour
Naïma Moutchou HOR Pour
Jacques Oberti SOC Pour
Jérémie Patrier-Leitus HOR Pour
Sébastien Peytavie EcoS Abstention
Anna Pic SOC Pour
Béatrice Piron HOR Pour
Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR Pour
Jean-Louis Roumégas EcoS Contre
Jean-François Rousset EPR Pour
Anaïs Sabatini RN Pour
Arnaud Saint-Martin LFI-NFP Contre
Emeric Salmon RN Pour
Freddy Sertin EPR Pour
Charles Sitzenstuhl EPR Pour
Sophie Taillé-Polian EcoS Contre
Jean-Philippe Tanguy RN Pour
Liliana Tanguy EPR Pour
Prisca Thevenot EPR Pour
Nicolas Turquois Dem Pour
Frédéric Valletoux HOR Pour
Antoine Villedieu RN Pour
Stéphane Viry LIOT Pour
Stéphane Vojetta EPR Pour
Lionel Vuibert NI Pour
Caroline Yadan EPR Pour
Marc de Fleurian RN Pour