l'amendement n° 1423 de M. David Magnier après l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).
AN 11 avril 2025 — Rejeté · Scrutin public ordinaire
Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire" Présidente du groupe "Écologiste et Social"
Exposé sommaire
Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).
Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) créé en 2003, apparaît comme une instance dont l’utilité réelle est discutable au regard de son coût. Cette structure, rattachée à la Banque de France, a pour mission d’étudier les relations entre les établissements financiers (banques, assurances, etc.) et leurs clients, et de formuler des avis ou recommandations. Cependant, son existence soulève des interrogations quant à sa pertinence dans un paysage institutionnel déjà saturé d’organismes compétents.
Le CCSF, composé de 32 membres titulaires et autant de suppléants, mobilise des ressources financières non négligeables. Bien que les membres siègent à titre gratuit, la Banque de France met à disposition des agents, des moyens logistiques et une rémunération pour son président, selon une convention avec l’État. À cela s’ajoutent les frais de fonctionnement : réunions, rapports annuels et des études spécifiques (comme l’Observatoire des tarifs bancaires).
Sur le plan de l’efficacité, le rôle du CCSF semble largement redondant. Ses avis et recommandations, bien qu’utiles en théorie (par exemple sur l’assurance emprunteur ou les tarifs bancaires), n’ont pas de caractère contraignant et se superposent aux missions d’autres institutions, comme l’ACPR, qui dispose de pouvoirs de sanction, ou le Parlement, qui légifère sur ces questions. De plus, les professionnels du secteur financier et les associations de consommateurs dialoguent déjà via des canaux directs ou des médiations, rendant cette instance intermédiaire peu indispensable.
Supprimer le CCSF ne compromettrait ni la protection des consommateurs ni la régulation du secteur financier, déjà assurées par des acteurs plus opérationnels. Cette mesure s’inscrirait dans une logique de simplification administrative, permettant de réduire les coûts superflus par une ré-internalisation des missions du CCSF au sein de la Banque de France.
Ainsi, cet amendement, propose la suppression du Comité consultatif du secteur financier.
Répartition par parti
Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin
Votes
| Élu | Parti | Position |
|---|---|---|
| David Amiel | EPR | Contre |
| Hervé Berville | EPR | Contre |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Absent |
| Antoine Golliot | RN | Pour |
| Steevy Gustave | EcoS | Contre |
| Sébastien Humbert | RN | Pour |
| Tiffany Joncour | RN | Pour |
| Maxime Laisney | LFI-NFP | Contre |
| Marie Lebec | EPR | Contre |
| Murielle Lepvraud | LFI-NFP | Contre |
| Roland Lescure | EPR | Absent |
| Gérard Leseul | SOC | Contre |
| Philippe Lottiaux | RN | Pour |
| David Magnier | RN | Pour |
| Claire Marais-Beuil | RN | Pour |
| Pierre Meurin | RN | Pour |
| Éric Michoux | Pour | |
| Christophe Naegelen | LIOT | Contre |
| Sandrine Nosbé | LFI-NFP | Contre |
| Julie Ozenne | EcoS | Contre |
| Emeric Salmon | RN | Pour |
| Nicolas Sansu | GDR | Contre |
| Charles Sitzenstuhl | EPR | Contre |
| Anne Stambach-Terrenoir | LFI-NFP | Contre |
| Andrée Taurinya | LFI-NFP | Contre |
| Thierry Tesson | RN | Pour |
| Prisca Thevenot | EPR | Contre |
| Stéphane Travert | EPR | Contre |
| Antoine Villedieu | RN | Pour |
| Estelle Youssouffa | LIOT | Contre |