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l'amendement n° 2364 de M. Le Coq après l'article 13 du projet de loi de finances pour 2025 (première lecture).

AN 6 novembre 2024 — Rejeté · Scrutin public ordinaire

Président de séance

Exposé sommaire

Texte officiel rédigé par l'auteur de l'amendement pour justifier son dépôt (source : Assemblée nationale).

Cet amendement de repli des députés LFI-NFP propose de taxer les banques françaises qui engrangent des superprofits aux dépens des capacités de financement de l'économie réelle.

La crise inflationniste, et la remontée des taux par la BCE a été l’occasion pour les établissements de crédit de s’enrichir de façon indécente en augmentant leurs marges.

Les superprofits se caractérisent par le fait qu’ils ne sont pas dus à des gains de productivité ou à des innovations, mais bien à un contexte extérieur (crise, guerre, pandémie) qui permet aux entreprises en position de situation dominante d’opérer une spéculation sur les prix. Même pour les tenants du néolibéralisme, ces profits correspondent à des rentes et devraient être taxés : l’ex chief economist du FMI Olivier Blanchard, reconnaît la nécessité de taxer les superprofits.

Les banques européennes continuent de profiter des effets de la crise avec des records en 2023 et les banques françaises ne sont pas en reste. La BNP Paribas a par exemple enregistré un bénéfice record de 11 milliards d’euros en 2023. En dépit de cette année record, 2024 n’est pas en reste : BNP Paribas réalise au deuxième trimestre un bénéfice net de 3,4 milliards d’euros, en hausse de 20,8% par rapport à 2023. Le Crédit agricole a lui aussi réalisé un très gros exercice avec un bénéfice de 8,1 milliards d’euros en 2023, il connaît d’ores et déjà une hausse de ses bénéfices de 6,3% au deuxième trimestre 2024.

La mise à contribution des banques dans leurs périodes fastes n’est que la juste contrepartie d’un système qui les choie et les protège. Pendant le covid, 2 300 milliards d’euro de prêts, à des taux même négatifs, ont été mis à disposition. Selon un jeu de mécanisme financier suite à la hausse des taux directeurs, les banques privées peuvent profiter d'un effet d'aubaine qui leur permettrait de faire des profits allant de 24 milliards à plus de 31 milliards d'euros selon certaines études économiques de Morgan Stanley, grâce notamment aux mécanismes de relance de l'Union Européenne.

Une telle taxe sur les superprofits a des précédents historiques en France : la loi du 1er juillet 1916, et les ordonnances du 18 juillet 1944 et du 15 août 1945. Les profiteurs de crise doivent à nouveau rendre à la Nation les richesses qu’ils se sont accaparés.

Alors que la Cour des comptes avait souligné dans son rapport sur les comptes de l’Etat en 2023 l'insuffisance de la taxation des rentes inframarginales du gouvernement, il est temps de mettre en œuvre une réelle taxation de ces superprofits.

Nous prenons comme années de référence les "dernières années sans crise" telle que définies par Laurent Saint Martin le 11 octobre 2024 lors de son audition en commission des finances, à savoir les années 2017, 2018 et 2019.

Compte-rendu officiel ↗

Répartition par parti

Pour Contre Abstention Effectif du parti à la date du scrutin

Votes

ÉluPartiPosition
Raphaël Arnault LFI-NFP Pour
Bénédicte Auzanot RN Abstention
Christian Baptiste SOC Pour
Fabrice Barusseau SOC Pour
Laurent Baumel SOC Pour
José Beaurain RN Abstention
Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP Pour
Anne Bergantz Dem Contre
Benoît Biteau EcoS Pour
Arnaud Bonnet EcoS Pour
Nicolas Bonnet EcoS Abstention
Anthony Boulogne RN Contre
Mickaël Bouloux SOC Pour
Yaël Braun-Pivet EPR Absent
Joël Bruneau LIOT Contre
Jean-René Cazeneuve EPR Contre
Roger Chudeau RN Contre
Bruno Clavet RN Contre
Éric Coquerel LFI-NFP Pour
Jean-François Coulomme LFI-NFP Pour
Pierrick Courbon SOC Pour
Julie Delpech EPR Contre
Jocelyn Dessigny RN Contre
Nicolas Dragon RN Contre
Stella Dupont NI Contre
Mathilde Feld LFI-NFP Pour
Jean-Marie Fiévet EPR Contre
Emmanuel Fouquart RN Contre
Charles Fournier EcoS Pour
Jean-Luc Fugit EPR Contre
Marie-Charlotte Garin EcoS Abstention
Damien Girard EcoS Abstention
Géraldine Grangier RN Contre
Félicie Gérard HOR Contre
Timothée Houssin RN Contre
Sébastien Humbert RN Contre
Jérémie Iordanoff EcoS Absent
Sylvie Josserand RN Contre
Florence Joubert RN Contre
Brigitte Klinkert EPR Contre
Daniel Labaronne EPR Contre
Bastien Lachaud LFI-NFP Pour
Julie Laernoes EcoS Pour
Robert Le Bourgeois RN Contre
Aurélien Le Coq LFI-NFP Pour
Karine Lebon GDR Pour
Pascal Lecamp Dem Contre
Jean-Paul Lecoq GDR Pour
Mathieu Lefèvre EPR Contre
Julien Limongi RN Contre
Benjamin Lucas-Lundy EcoS Abstention
David Magnier RN Contre
Claire Marais-Beuil RN Contre
Pascal Markowsky RN Contre
Jean-Paul Mattei Dem Contre
Kévin Mauvieux RN Contre
Marianne Maximi LFI-NFP Pour
Graziella Melchior EPR Contre
Estelle Mercier SOC Pour
Marie Mesmeur LFI-NFP Pour
Pierre Meurin RN Contre
Yaël Ménaché RN Contre
Sandrine Nosbé LFI-NFP Pour
Julie Ozenne EcoS Abstention
Jimmy Pahun Dem Contre
Sophie Pantel SOC Pour
Marc Pena SOC Pour
Thierry Perez RN Contre
Frédéric Petit Dem Contre
Sébastien Peytavie EcoS Abstention
François Piquemal LFI-NFP Pour
Christophe Plassard HOR Contre
Pierre Pribetich SOC Pour
Christophe Proença SOC Pour
Jean-Claude Raux EcoS Abstention
Sandra Regol EcoS Abstention
Matthias Renault RN Contre
Laurence Robert-Dehault RN Contre
Valérie Rossi SOC Pour
Arnaud Saint-Martin LFI-NFP Pour
Sébastien Saint-Pasteur SOC Pour
Aurélien Saintoul LFI-NFP Pour
Eva Sas EcoS Abstention
Anne Sicard RN Contre
Danielle Simonnet EcoS Abstention
Charles Sitzenstuhl EPR Contre
Ersilia Soudais LFI-NFP Pour
Jean-Philippe Tanguy RN Contre
Matthias Tavel LFI-NFP Pour
Boris Tavernier EcoS Pour
Nicolas Thierry EcoS Abstention
Emmanuel Tjibaou GDR Pour
Dominique Voynet EcoS Pour
Charles de Courson LIOT Contre